Conférence générale
L’expérience du sépulcre vide
Conférence générale d’avril 2026


12:27

L’expérience du sépulcre vide

Nous devons faire l’expérience du sépulcre vide, prendre conscience de sa réalité et de ce qu’il implique et, à notre tour, en rendre témoignage.

« Elles se rendirent au tombeau »

Il y a près de deux mille ans, un petit groupe de femmes s’est levé alors qu’il faisait encore nuit et s’est rendu au tombeau où le corps de leur Seigneur bien-aimé, Jésus-Christ, avait été déposé.

J’ai essayé d’imaginer la profondeur de leur chagrin.

Je n’y parviens pas.

J’ai essayé d’imaginer leur douleur, leur impuissance et leur désespoir.

Je n’y parviens pas.

Peut-être que la question qu’elles se posaient toutes était : « Comment cela a-t-il pu arriver ?

Comment cet homme qui avait chassé les démons, guéri les infirmes, soigné les malades, marché sur l’eau, conversé avec des anges, enseigné l’espérance divine et la gloire infinie de l’Évangile, nourri des foules et ressuscité les morts, comment cet homme avait-il pu mourir ? »

Aujourd’hui, nous comprenons mieux pourquoi le Sauveur devait mourir.

Nous savons que « par sa mort, [il] a pu nous donner l’espoir [miraculeux d’]un jour, ressusciter ». Mais ses disciples le savaient-ils à ce moment-là ? Ou se demandaient-ils si Dieu les avait complètement abandonnés ?

Malgré le poids qui pesait sur leur cœur et les questions sans réponse qui occupaient leur esprit, Marie et ses compagnes se sont rendues au tombeau.

Elles n’y sont pas allées dans l’espoir de voir un miracle.

Elles n’y sont pas allées dans l’espoir d’obtenir des réponses à leurs questions.

Elles n’y sont certainement pas allées parce qu’elles comprenaient parfaitement la situation.

Elles y sont allées par amour et par révérence infinis pour Jésus-Christ. Elles y sont allées animées du désir d’accomplir un geste de service aimant, en témoignage de leur dévotion et de leur amour pour l’homme qu’elles honoraient et suivaient comme le Messie promis.

Elles y sont allées parce qu’elles savaient que, lorsque le monde est plongé dans l’obscurité, le meilleur endroit où aller est vers « la lumière [qui] luit dans les ténèbres ».

Ce que Marie et celles qui l’accompagnaient ont découvert ce dimanche matin-là a changé le monde pour toujours. « Elles [ont découvert] que la pierre avait été roulée de devant le tombeau ; elles [sont entrées], mais elles [n’ont pas trouvé] le corps du Seigneur Jésus. Comme elles ne savaient que penser de cela, voici, deux hommes leur [sont apparus], en habits resplendissants [et] leur [ont dit] : Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il n’est pas ici, mais il est ressuscité. »

Cette expérience près du sépulcre vide les a transformées à jamais.

Elle a transformé le monde.

Il vit !

Beaucoup se représentent peut-être Jésus comme un charpentier de Nazareth ou un prédicateur itinérant de Galilée. Ils reconnaissent peut-être l’influence considérable qu’il a eue sur l’histoire religieuse du monde. Mais le message sûr du sépulcre vide est que Jésus-Christ n’est pas simplement un personnage historique.

Nous ne le cherchons pas parmi les morts. Il est ressuscité !

Nous comprenons qu’il n’est pas confiné aux pages d’un livre, pas plus qu’il ne l’était à ce tombeau de pierre. Les Écritures nous enseignent non seulement qui était Jésus, mais aussi qui il est.

En vertu de ce qui s’est passé ce dimanche matin-là, nous parlons de Jésus-Christ au présent.

Il vit !

Aujourd’hui.

En ce moment même.

Il vit et exerce une influence active et continue dans son Église et dans la vie personnelle de ceux qui le suivent. Il nous guide, chasse notre tristesse, apaise nos craintes, entend nos plaintes et calme notre cœur troublé.

Le message du Christ ressuscité est qu’avec sa force, nous pouvons surmonter tous les obstacles. Parce qu’il a vaincu la mort, Jésus-Christ peut assurément vaincre tout danger, toute confusion ou tout doute auxquels nous sommes confrontés.

Les premières témoins

Les messagers célestes, près du sépulcre vide, ont adressé deux invitations à Marie et à ses compagnes.

Premièrement : « Venez [et] voyez le lieu où il était couché. »

Deuxièmement : « Allez promptement dire à ses disciples qu’il est ressuscité des morts. »

Plus tard, le Sauveur a réitéré une invitation similaire à tous : « Allez dans le monde entier et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. »

C’est exactement ce qu’ont fait les premiers croyants. Et bientôt, la bonne nouvelle de la résurrection de Jésus-Christ s’est répandue parmi « toutes les nations ». Cette œuvre glorieuse se poursuit aujourd’hui encore, tandis que nous proclamons sa voie par nos paroles et nos actes dans plus de cent-cinquante pays.

Une invitation

Mais, il est bon de se rappeler comment tout a commencé : tôt ce dimanche matin, lorsque Marie et un petit groupe d’amies, malgré leur chagrin, leur peur et leurs questions sans réponse, ont découvert le tombeau vide et ont appris par elles-mêmes la glorieuse vérité de la résurrection du Sauveur. Tout a commencé ce matin de Pâques, lorsque ces femmes sont devenues les premières à être témoins du plus grand événement de l’histoire de ce monde.

Nous devons tous faire de même.

Nous devons faire l’expérience du sépulcre vide, prendre conscience de sa réalité et de ce qu’il implique et, à notre tour, en rendre témoignage.

Bien que des siècles nous séparent de ce jour sacré, nous faisons partie de ceux auxquels Jésus faisait référence lorsqu’il a dit : « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! »

Le Sauveur a confié à chacun de nous individuellement des expériences et des connaissances spirituelles sacrées. Grâce à ces expériences, nous pouvons comprendre par nous-mêmes la signification du sépulcre vide : Jésus-Christ vit et répand activement ses bénédictions sur tous ceux qui le recherchent.

Nous aussi pouvons répondre à l’invitation de Jésus et faire connaître la bonne nouvelle du sépulcre vide.

Nous pouvons faire une mission à plein temps, ce qui sera source de bénédictions durables non seulement pour nous, mais aussi pour les générations à venir.

Nous pouvons éprouver une détermination renouvelée à relever le défi de devenir des missionnaires et des disciples du Christ à vie en accomplissant quotidiennement des actes humbles et courageux, dignes de disciples du Sauveur.

Nous pouvons marcher selon « le chemin » du Christ et « servi[r] Dieu jour et nuit en toute diligence ».

Vivre selon le message du Christ ressuscité atteste de notre dévouement et de notre amour pour notre Sauveur. Il se pourrait bien que nos actes de service et d’amour pour Dieu et ses enfants, accomplis avec constance, courage et humilité, soient bien plus éloquents et puissants que nos simples mots.

Certains hésitent parfois à s’engager pleinement en raison de questions non résolues concernant leur situation personnelle, l’Évangile ou l’Église.

Mais, comme Marie et les femmes qui l’accompagnaient ce matin-là, même lorsque tout semble sombre, nous devons aller de l’avant avec foi, courage et humilité, et marcher vers la lumière du Sauveur. Si nous le faisons, l’aube de la compréhension récompensera assurément notre foi.

Nous ressentirons l’amour et la guérison du Fils de Dieu, aussi chaleureux et lumineux que le soleil du matin.

Les ténèbres céderont la place à la lumière éternelle.

Le chemin du disciple

Mes chers frères et sœurs, chaque matin, laissons le soleil levant nous rappeler que Jésus-Christ est la lumière qui nous guide tout au long de cette vie, à travers les vallées de la tristesse, par-delà les magnifiques montagnes de la joie, et au-delà de tout océan d’incertitude ou de tentation, pour nous ramener sains et saufs auprès de notre Père céleste aimant et miséricordieux.

Frères et sœurs, si nous désirons rencontrer le Christ, nous devons nécessairement passer par l’expérience du sépulcre vide.

Nous devons connaître par nous-mêmes la portée de ces paroles bénies : « Ne craignez pas ; car je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié. Il est ressuscité ! »

Ces paroles nous transformeront. Elles nous inciteront à prendre sur nous le nom du Christ. Et à partir de ce moment-là, la lumière du Christ commencera à rayonner en nous. Avec le temps, elle produira un grand changement dans notre cœur et nous inspirera une disposition à faire continuellement le bien. Jésus-Christ et son Évangile rétabli sont notre force. Jésus-Christ est notre guide pour faire les bons choix. Il nous apportera la joie et le bonheur dans cette vie et jusque dans les éternités.

Non, nous n’étions pas avec Marie en ce matin béni de Pâques. Nous n’avons pas vu ce qu’elle et les autres femmes ont vu. Mais nous pouvons nous demander : qu’avons-nous vu, ressenti ou vécu ?

N’avons-nous pas là des raisons de devenir des témoins de Jésus-Christ ? Ne devrions-nous pas communiquer notre amour pour lui aux autres ?

Mes chers amis, en ce saint matin de Pâques, voici mon témoignage : il est ressuscité.

Je me suis tenu à l’entrée du sépulcre vide et j’ai vu, de mes yeux spirituels, cette vérité éternelle : Jésus-Christ ne se trouve pas parmi les morts, mais parmi les vivants.

Il vit !

Ce témoignage a transformé ma vie.

Cette expérience au sépulcre aura le même effet pour tous ceux qui le cherchent sincèrement. Elle vous transformera.

Mes chers amis, marchons sur le chemin de notre Sauveur bien-aimé, le Christ ressuscité, en qualité de disciples joyeux et fidèles. C’est ma prière et ma bénédiction, au saint nom de Jésus-Christ. Amen.

Notes

  1. Luc 24:1.

  2. Voir Luc 24:1.

  3. Voir « C’est sur la croix », Cantiques, n° 108.

  4. Jean 1:5.

  5. Luc 24:2-6.

  6. Comme l’a dit le Seigneur : « Mes œuvres sont sans fin, de même que mes paroles, car elles ne cessent jamais » (Moïse 1:4, italiques ajoutés).

  7. Voir « Je sais qu’il vit, mon Rédempteur », Cantiques, n° 73.

  8. Voir Matthieu 19:26.

  9. Voir Romains 8:31, 35-39.

  10. Matthieu 28:6-7, italiques ajoutés.

  11. Marc 16:15.

  12. Matthieu 28:19.

  13. Qui étaient les femmes au sépulcre ?

    Matthieu 28:1-10 cite :

    Marie de Magdala (la seule personne citée dans les quatre évangiles).

    Marie, mère de Jacques, « l’autre Marie ».

    Marc 16:1-8 cite (en plus de ces deux-là) :

    Salomé, qui, selon certains érudits, aurait été la mère de Jacques et de Jean.

    Luc 24:1-12 cite les deux Marie (ci-dessus) et « les autres qui étaient avec elles » :

    Jeanne, peut-être la même que celle mentionnée dans Luc 8:3 comme étant la « femme de Chuza, intendant d’Hérode ».

    Ces femmes étaient de personnalités, d’âges, de niveaux d’éducation et de classes sociales différents. Les érudits soulignent que les femmes de cette époque et de cette région étaient considérées comme des témoins moins crédibles, en particulier dans les affaires criminelles. L’historien juif Flavius Josèphe a écrit : « Mais que le témoignage des femmes ne soit pas admis, à cause de la légèreté et de l’audace de leur sexe » (Antiquities of the Jews, trad. William Whiston [1737], 4.8.15).

    Certains se sont demandé pourquoi les évangiles auraient mis l’accent sur ces premiers témoins du Christ alors qu’il s’agissait de femmes. On estime que cela renforce la crédibilité de la résurrection, car s’il s’agissait d’une histoire inventée, les apôtres auraient présenté des témoins « plus crédibles ».

    Une leçon que nous enseigne peut-être ce récit est que ces femmes représentent chacun d’entre nous. Nul n’est considéré comme supérieur à un autre. Tous sont égaux aux yeux de Dieu. Nul n’est considéré comme ayant moins d’importance ou de valeur. Dieu regarde au cœur et non aux choses auxquelles le monde accorde de la valeur. Il nous chérit, quels que soient nos revenus, notre condition sociale, notre sexe, notre niveau d’éducation ou notre réputation.

  14. Jean 20:29.

  15. Jean 14:6.

  16. 3 Néphi 5:3.

  17. Voir Matthieu 28:5-6.

  18. Voir Mosiah 5:2.

  19. Voir Jeunes, soyez forts : un guide pour faire les bons choix, 2025. Ce guide fait non seulement partie du programme hebdomadaire destiné à la génération montante, mais constitue également un guide pratique pour les parents, les autres jeunes et les dirigeants.

  20. Tandis que nous réfléchissons à ces questions et répondons à cette invitation, tournons-nous vers les nombreuses ressources disponibles aujourd’hui. Nous avons la bénédiction d’avoir accès aux Écritures, notamment au Livre de Mormon. Nous disposons des paroles précieuses des prophètes des derniers jours. Notre Père céleste nous parle par l’intermédiaire du Saint-Esprit et nous a généreusement offert d’abondantes sources d’inspiration et de conseils. Il nous invite à entrer dans sa sainte maison pour participer à des ordonnances sacrées, contracter des alliances éternelles et marcher avec lui pendant notre séjour sur cette terre.