La protection des saints
Et qui te prouve que cela n’a pas empêché le pire ?
En 1981, alors que je faisais du camping avec ma femme et nos trois jeunes enfants, j’ai fait plusieurs malaises et j’ai été pris de migraines incapacitantes qui m’ont conduit à 15 jours d’hospitalisation et de nombreux examens.
Rassurant, le neurologue qui me suivait m’a dit : -Ne vous alarmez pas. Au vu de tous les examens passés vous n’avez rien du tout. La médecine n’explique pas tout. Il faudra vous habituer dorénavant à vivre avec vos migraines.
Cette réponse, qui m’invitait à apprendre à vivre avec une maladie pénible, ne m’enchantait pas.
Malgré le nombre de prières effectuées envers notre Père des cieux, ainsi que mon nom mis sur la liste de prières du temple, quarante-trois années plus tard, les migraines sont toujours présentes, comme un rappel constant de mon manque de foi…
Récemment, je me disais que cela n’avait servi à rien.
Alors que je m’épanchais sur ce problème douloureux avec un groupe de frères et sœurs de l’Église, j’ai dit :
-Je ne compte pas les prières effectuées ; en plus mon nom a été mis sur la liste de prières du temple à Zollikofen, et cela n’a servi à rien…
Une sœur a pris la parole et m’a dit gentiment :
-Et qui te prouve que cela n’a pas empêché le pire ?
Après toutes ces années, cette réponse donnée avec foi par cette sœur résonne à mes oreilles de temps à autre, afin que j’apprenne à ne pas douter des prières émises avec foi.
Au final, je peux aujourd’hui encore continuer l’œuvre qui m’est assignée ici-bas, entre autres auprès de ma famille, même si elle ne partage pas ma foi dans l’Évangile rétabli. Cela m’incite à rester constant sur le chemin des alliances, laissant prévaloir la Divinité quelles que soient les circonstances de mon parcours terrestre.
Nous avons la promesse dans les saintes Écritures, de n’avoir que les épreuves que nous sommes capables de surmonter avec l’aide constante qui vient d’en haut…