2025
Jésus-Christ est notre Sauveur
Avril 2025


Message des dirigeants locaux

Jésus-Christ est notre Sauveur

Alors que nous célébrons Pâques, et que nos cœurs sont centrés sur l’expression ultime de l’amour et du sacrifice, je me suis souvenu d’une expérience vécue des dizaines d’années en arrière pendant que j’étais au centre de formation missionnaire à Londres. Après la projection de l’Agneau de Dieu, film relatant l’histoire du sacrifice expiatoire de Jésus-Christ, Il s’est créé en moi un déclic et j’avoue qu’a l’instant même, j’ai réalisé l’ampleur, l’immensité de l’amour de Dieu pour le genre humain.

Par sa souffrance, sa mort et sa résurrection, le Sauveur a permis à chacun de nous de vaincre le péché et la mort et de trouver l’espoir en toutes circonstances. Ce message de rédemption et de grâce est magnifiquement tissé dans les Écritures et sert de fondement à notre foi.

Esaïe annonça avec une profonde clarté la mission du Sauveur :

« Il est méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur, et habitué à la souffrance…

Il a porté nos souffrances, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé » (Esaïe 53:3-4).

Ces versets nous rappellent que le Sauveur connaît personnellement nos douleurs et nos peines. Il les a volontiers endurées pour nous apporter la paix et la guérison.

Dans le jardin de Gethsémané, Jésus-Christ a illustré son amour sans bornes pour nous. Luc rapporte que « lorsqu’il était dans l’agonie, il priait avec plus de ferveur et sa sueur était comme de grumeaux de sang qui tombaient à terre » (Luc 22:44). Ce sacrifice incompréhensible souligne la profondeur de son engagement à accomplir la volonté du Père et à assurer notre rédemption.

Le Livre de Mormon apporte une lumière supplémentaire sur la mission expiatoire du Sauveur. Le roi Benjamin a témoigné : « Il n’y aura pas d’autre nom donné, ni d’autre moyen par lequel le salut peut venir » (Mosiah 3:17). Alma enseignait aussi que le Sauveur « prit sur lui leurs infirmités, afin que ses entrailles soient remplies de miséricorde… Afin qu’il sache, selon la chair, comment secourir son peuple » (Alma 7:12). Ces versets réaffirment la compréhension intime du Sauveur de nos luttes et sa disponibilité à nous consoler.

La révélation moderne éclaire davantage le pouvoir de l’expiation. Dans Doctrine et Alliances 19, le Sauveur déclare : « Car voici que moi, Dieu, j’ai souffert ces choses pour tous, afin qu’ils ne souffrent pas s’ils se repentent » (verset 16). Son appel à nous faire venir vers lui se fait écho dans son rôle d’avocat : « Écoutez celui qui est l’avocat auprès du Père, qui plaide votre cause » (Doctrine et Alliances 45:3).

Par son expiation, Jésus-Christ a rendu possible pour nous tous de retourner à notre Père céleste. La vision consignée dans Doctrine et Alliances 76 décrit la gloire du triomphe du Sauveur sur la mort et sa promesse de vie éternelle à ceux qui le suivent. L’apparition du Christ ressuscité dans le temple de Kirtland, comme il est mentionné dans Doctrine et Alliances 110, réaffirme son rôle permanent en tant que notre Rédempteur et Médiateur.

Le temps de Pâques nous invite à réfléchir sur ces vérités et à nous engager à nouveau envers le Sauveur. Le président Russell M. Nelson a enseigné : « Son expiation est l’acte central de toute l’histoire humaine. C’est le fondement sur lequel reposent toutes les autres doctrines. » En venant à Christ, nous trouvons la guérison, l’espoir et l’assurance que par lui toutes choses sont possibles.

Célébrons cette Pâque avec un cœur plein de gratitude envers Jésus-Christ, notre Sauveur, notre Rédempteur et notre Défenseur. Que notre foi renouvelée et notre désir de le suivre soient toujours plus grands.

L’Agneau de Dieu : « C’est pour cette cause que je suis né » (Jean 18:37) et son lien avec la Pâque.

L’Agneau de Dieu

L’Agneau de Dieu fait référence à Jésus-Christ et souligne plusieurs aspects de son rôle dans le plan de salut. Voici quelques éléments clés liés à ce titre :Fait référence à Jésus-Christ et souligne plusieurs aspects de son rôle dans le plan de salut. Voici quelques éléments clés liés à ce titre :

1. Le Sacrifice Expiatoire
Le titre d’Agneau de Dieu évoque l’image de l’agneau sacrificiel utilisé dans l’Ancien Testament. Ces sacrifices symbolisaient l’expiation des péchés du peuple. Jésus-Christ, en tant qu’Agneau de Dieu, a accompli l’ultime sacrifice expiatoire par sa souffrance dans le Jardin de Gethsémané et sa mort sur la croix. Dans Jean 1:29, Jean-Baptiste déclare : « Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. » Cela signifie que par son sacrifice volontaire, Christ a pris sur lui les péchés de toute l’humanité, offrant la possibilité du pardon et du salut.

2. L’Innocence et la Pureté
Un agneau est souvent associé à l’innocence et à la pureté. Jésus-Christ, étant sans péché, était parfaitement qualifié pour être ce sacrifice pur et saint. Cette qualité est essentielle à son rôle de Rédempteur.

3. Le Libérateur Promis
Dans le Livre de Mormon, Jésus-Christ est fréquemment appelé l’Agneau de Dieu, notamment dans les visions du prophète Néphi (voir 1 Néphi 11:21). Dans ce contexte, ce titre souligne son rôle en tant que Messie promis, celui qui libère l’humanité de l’esclavage du péché et de la mort.

4. L’Agneau Triomphant
Bien que le titre évoque le sacrifice, il rappelle aussi la victoire de Jésus-Christ. En tant qu’Agneau de Dieu, il triomphe de la mort et du mal à travers sa résurrection. Dans le livre de l’Apocalypse, Jésus est décrit comme l’Agneau qui règne avec puissance et autorité (voir Apocalypse 5:12).

Je suis profondément reconnaissant pour le sacrifice de Jésus Christ et je vous invite à le suivre en tant que modèle parfait de sa douceur, d’obéissance et d’amour. Il nous invite aussi à participer à son œuvre rédemptrice par le repentir, les ordonnances salvatrices, et le service des autres.

Le troisième couplet du cantique 117 (Merveilleux l’amour), illustre bien cela :

Songeons à son corps martyrise, au sang versé.

Pour payer la dette, pour nous il s’est sacrifie.

Pourrais-je oublier ce grand amour, cette pitié ?

Non, je veux l’adorer a son trône glorifié.

Oh! Que c’est merveilleux que son amour pour moi l’ait fait mourir pour moi!

Oh! Que c’est merveilleux, merveilleux pour moi.

La sainte cène a été instituée par le Christ lui-même lors de la dernière cène, juste avant son expiation. Elle est un acte sacré qui nous rappelle son sacrifice expiatoire, son corps brisé et son sang versé pour l’humanité.

La sainte cène nous permet de renouveler les alliances que nous avons contractés lors de notre baptême, notamment le fait de nous souvenir toujours de Jésus, de garder ses commandements et de prendre sur nous son nom.

Le pain et l’eau sont le symbole de son sacrifice. Le pain représentant son corps, livré pour nous et l’eau représentant son sang versé pour expier nos péchés.

La Sainte-Cène est un moment de recueillement, et de communion personnelle avec Dieu. Nous sommes tous invités à réfléchir à notre relation avec le sauveur.

Dans l’Eglise la Sainte-Cène est la partie centrale des réunions du sabbat. Les détenteurs de la prêtrise préparent, bénissent et distribuent les emblèmes selon un modèle révélé.

En réfléchissant à Mathieu 26:26-28, les membres sont invités à mieux comprendre et apprécier la signification de cette ordonnance, tout en renforçant leur foi en Jésus Christ et en son rôle de rédempteur.

Je témoigne que la Pâque et la Sainte-Cène sont profondément liées, la première préfigurant l’œuvre rédemptrice de Jésus-Christ et la seconde commémorant cette œuvre. En participant à la Sainte-Cène, nous nous souvenons non seulement de l’Expiation du Sauveur mais aussi de son rôle en tant qu’Agneau pascal, accomplissant et dépassant les symboles de la Pâque juive.

Note

  1. Enseignements des présidents de l’Église : Russell M. Nelson, Chapitre 2, Livres et leçons.