2025
Grâce à ce poste de travail qui avait l’air insignifiant, rien n’a été laissé au hasard
Février 2025


Génération montante

Grâce à ce poste de travail qui avait l’air insignifiant, rien n’a été laissé au hasard

De Temple Square aux JO de PARIS 2024

J’ai servi une mission pour l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours à Temple Square. Une des nombreuses leçons que j’ai apprises a été lorsque j’étais assignée à ce qu’on appelait « West Gate ». Pendant une heure, nous nous tenions à l’entrée ouest du square et disions bonjour à toutes les personnes qui entraient et indiquions les toilettes. Il arrivait que certaines personnes demandent des visites du lieu en différentes langues.

Nous appelions alors le centre de coordination pour que des sœurs missionnaires parlant cette langue puissent venir. Comme ce n’était pas l’entrée principale, les passants se faisaient rares.

Et pourtant, une fois, plusieurs bus de touristes chinois se sont garés le long de la route qui longeait West Gate. Les sœurs missionnaires assignées ce jour-là ont immédiatement prévenu le centre de coordination des visites en langue. Cette visite n’était pas programmée. Et pourtant, grâce à ce poste de travail qui avait l’air insignifiant, rien n’a été laissé au hasard et nous avons pu réagir immédiatement face à cette situation.

Rien n’est laissé au hasard. Nous avons tous des rêves, des projets que nous voulons accomplir. Lorsque ces projets sont justes et nous permettent de progresser, le Seigneur nous aide à les accomplir.

Je ne crois pas au hasard. Ma vie a été guidée par des événements qui m’ont préparée à affronter certaines épreuves, à mieux me connaître et à renforcer ma relation avec mon Père céleste.

Lorsque j’ai appris que le comité organisateur des Jeux olympiques de Paris 2024 recrutait des volontaires, je me suis dit que ce serait une expérience extraordinaire. Et la pensée « Pourquoi pas moi ? » m’a traversé l’esprit. J’ai deux bras, deux jambes, je peux ramasser des balles, scanner des billets d’entrée ou distribuer des bouteilles d’eau. Je voulais que cet événement mondial puisse être une réussite, et si j’apportais une petite pierre à cette réussite, je m’en sentirais honorée.

J’ai donc candidaté : 180 questions auxquelles il fallait répondre. On verra bien s’ils retiennent ma candidature.

Plusieurs mois plus tard, je reçois des propositions de missions à accomplir pendant les Jeux olympiques et pendant les paralympiques. Le logement n’étant pas fourni, il a fallu faire un choix.

J’ai donc été chauffeur pendant trois semaines lors des Jeux olympiques.

Toute la flotte des véhicules était prêtée par Toyota. Aux heures de pointe de la journée, nous étions jusqu’à 1300 chauffeurs dans les rues de Paris. Et j’étais l’un d’entre eux.

Comment ce comité a-t-il bien pu choisir les volontaires chauffeurs ? Je ne le sais pas.

- Ce que je sais, c’est que, quand il a fallu que je trouve un logement pour trois semaines, le Seigneur a mis les bonnes personnes sur mon chemin pour que j’en trouve un.

- Ce que je sais, c’est que, quand je suis montée dans le train qui m’a amenée à Paris pour les trois semaines loin de ma famille, j’ai ressenti une sérénité et une paix incroyables.

- Ce que je sais, c’est que, lorsque j’avais un problème, le Seigneur pourvoyait et la solution se présentait d’elle-même en temps voulu.

Alors que j’arrivais à l’hippodrome d’Auteuil à 16 h pour commencer mon shift de volontaire, je réfléchissais à la façon dont j’allais pouvoir rentrer alors que le dernier métro était peu de temps après la fin de ma mission. Jean-Michel, un autre volontaire avec qui j’avais sympathisé, est arrivé à ce moment-là et, après m’avoir saluée, me demande si j’ai besoin d’un transport pour rentrer chez moi. Le hasard ?

- Ce que je sais, c’est que le seul soir où personne ne pouvait me ramener et qu’il n’y avait plus de transport, un autre volontaire se trouvait aussi à l’arrêt de bus et était logé dans le même quartier que moi. On a marché ensemble. Le hasard ?

- Ce que je sais, c’est que chaque trajet que je faisais, le Seigneur me guidait, permettait à mon esprit d’être plus alerte. Lorsque j’allais sur un nouveau site que je ne connaissais pas, une autre voiture Paris 2024, un taxi, etc., me montrait le chemin à suivre.

L’équipe de boxe des Philippines est arrivée juste à temps à l’Aréna pour sa compétition alors que le GPS indiquait 9 minutes de retard. Le hasard ?

J’ai vu des miracles et la main du Seigneur tous les jours lors de mes jours de mobilisation. Tout ce que j’avais à faire, c’était d’avoir une pleine confiance en notre Père céleste, en Jésus-Christ et aux murmures de l’Esprit.

Et les jours où je n’étais pas mobilisée, je visitais Paris.

C’était impressionnant de voir que, là aussi, lorsqu’on suit la petite voix qui nous dit d’aller là, de faire ci, de visiter ça, j’étais témoin de miracles et du fait que chacun de nous compte pour notre Père céleste. Personne n’est laissé de côté.

Il veut que nous réussissions et soyons vainqueurs. C’est son seul but. L’inconnu et l’avenir peuvent faire peur, mais ayons confiance dans les murmures du Saint-Esprit. Faisons-lui confiance.

Laisser une Alsacienne, habitant la Haute-Savoie, conduire dans les rues de Paris ? Quelle folie !

Avec le Seigneur, tout est possible.

Cette expérience m’a permis d’acquérir cette certitude que, lorsque nous sommes tournés vers notre Père céleste et que nous servons notre collectivité, il ne nous abandonne pas et nous porte vers notre bonheur éternel, une réussite incontestée.

À nous de faire le premier pas. Le pas de la foi.