Œuvre généalogique
« Il doit y avoir quelqu’un là-haut qui a besoin de toi ! »
En ce début du mois de juillet 2024, me sont soudain revenus en mémoire deux visages, ceux de Charlotte et de son fils Edouard. Plusieurs fois dans la journée, je les revoyais.
Au cours de cette semaine, de nombreux souvenirs de mon enfance ont resurgi : je revoyais Charlotte sur la place du marché de Perpignan, toujours vêtue d’une longue robe noire et ses cheveux gris coiffés avec un chignon, et à son bras un panier où elle mettait ses emplettes ; je revoyais Edouard, son fils, avec sa femme Berthe, accompagnés de leurs cinq enfants.
En fin de semaine je parle de ces visions à mon épouse Maria en lui faisant part de mon grand étonnement, de ma surprise et surtout de mon inquiétude à ne pas pouvoir me débarrasser de ces deux visages.
Maria me dit :
— C’est l’Esprit qui te parle, il veut te dire quelque chose.
Et je lui réponds :
— Oui, mais quoi ?
Alors, elle poursuit en disant :
— C’est à toi de l’écouter. Il doit y avoir quelqu’un là-haut qui a besoin de toi.
Après réflexion, j’ai pensé que le seul membre de cette famille ayant le plus de chance d’être retrouvé était Paul, le fils d’Edouard. À l’époque, il vivait dans un village voisin.
J’ai recherché sur internet son nom de famille et l’ai trouvé, toujours dans ce village. J’ai vite dit à Maria :
— Je prends la voiture pour tenter de le trouver.
— Mais c’est presque midi, l’heure du repas ! me dit-elle.
— Je sais, lui dis-je, mais je suis poussé à y aller maintenant.
J’ai effectivement pu retrouver Paul dans ce village. Je me suis présenté et au bout de quelques minutes, nous nous sommes reconnus avec émotion.
Vingt-cinq ans que nous ne nous étions plus revus !
Nous avons discuté, parlé du passé. J’ai pris des nouvelles de ses autres frères et sœurs. Je lui ai ensuite dit que je venais le voir pour mes recherches de généalogie sur sa famille.
Enfant, j’ai toujours entendu son père Edouard et tous les autres membres de sa famille appeler ma mère « la cousine ».
Nous serions cousins, mais d’où viendrait ce lien nous unissant ?
Il ne le savait pas. Il m’a alors remis le numéro de téléphone de sa sœur Martine, que j’ai pu contacter en rentrant à la maison.
Je me suis présenté. On a reparlé du passé. Mais elle aussi ne savait pas ni pourquoi ni par qui nous étions cousins. Du côté de ma mère, j’en étais dans mes recherches à la 7e génération, mais rien ne me permettait de trouver un lien unissant nos deux familles.
Maria me dit alors :
— Attends, reste là, il me vient une idée.
Elle monte à l’étage puis au bout d’un court moment, je l’entends crier :
— Ça y est, j’ai trouvé !
Je monte les escaliers à toute vitesse et je la trouve devant l’ordinateur. Elle s’était connectée au site Généanet. Elle me dit :
— Regarde !
— Mais je ne vois rien ! lui répondis-je.
— Si, là…
Et elle me montre une ligne où l’on peut lire le nom de famille côté maternel de ma mère.
— Tu vois, tu as trouvé le fils de Florencia, eh bien ici c’est sa fille Anna, que tu n’avais pas trouvé dans tes recherches.
Effectivement tout correspondait. Nous venions de trouver enfin le lien entre ma famille et celle de Charlotte et Edouard.
Comment n’avais-je pas su trouver sa sœur Anna ? Il aura fallu attendre 25 ans pour cela !
En cette semaine de juillet, j’ai pu remonter jusqu’au XVIème siècle pour cette branche. Quel bonheur !
Cette semaine-là j’ai pu ressentir la force de l’Esprit. Il m’a guidé. Il m’a poussé à agir pour mes ancêtres.
Je vous témoigne du bonheur immense que j’ai pu éprouver de l’avoir suivi sans opposer de résistance. C’est vrai, comme disait Maria, quelqu’un là-haut avait besoin de moi.