2025
La recette de la Bonne nouvelle
Novembre 2025


10:39

La recette de la Bonne nouvelle

Comment inviter davantage Jésus-Christ dans sa vie ?

Si vous avez déjà visité l’État d’où je viens, la Louisiane, vous connaissez probablement beaucoup de nos délicieux plats : le gumbo, le jambalaya, l’étouffée et bien d’autres.

De temps en temps, je me sens assez courageux pour préparer l’un de ces plats savoureux. La dernière étape implicite de chaque recette, après avoir mélangé tous les ingrédients et suivi toutes les instructions, consiste à goûter une dernière fois afin de vérifier qu’il ne manque rien. En général, à ce stade, j’entends les grands chefs cuisiniers créoles me chuchoter à l’oreille : « Rajoute encore de l’assaisonnement spécial Tony ! » L’assaisonnement spécial Tony est un mélange d’épices créole de ma ville natale, Opelousas, en Louisiane. Il sert souvent d’« ingrédient secret » pour rectifier les erreurs commises lors de la préparation de la recette.

Mon épouse, Michelle, et moi avons eu l’honneur de servir en tant que dirigeants de mission en Louisiane. Lors de la dernière soirée de nos missionnaires au foyer de la mission, avant qu’ils ne retournent auprès de leur famille, nous avions pour tradition de leur apprendre à cuisiner la recette spéciale du jambalaya de Michelle. En plus de leur témoignage de l’Évangile rétabli de Jésus-Christ, nos missionnaires quittaient la mission avec un goût pour la cuisine.

Il y a quelques mois, je parcourais la page « Médias de l’Évangile » quand j’ai vu un lien vers une série de courtes vidéos intitulée Conversations sur le rétablissement avec Russell M. Nelson. Le titre d’une des vidéos de la série a retenu mon attention et m’a fait sourire. La vidéo s’intitulait « Les Écritures sont les recettes de Dieu pour une vie heureuse ». J’ai immédiatement cliqué sur la vidéo et regardé le président Nelson enseigner à un groupe d’enfants de la Primaire un message simple et puissant sur la façon d’être heureux. Il a dit : « Si vous faites un gâteau, vous suivez la recette, n’est-ce pas ? Et vous obtenez un bon résultat à chaque fois, non ? »

Il a poursuivi en évoquant son 95e anniversaire qui approchait : « Les gens me demandent souvent : ‘Qu’est-ce que vous mangez ? Quel est votre secret ?’ » Ce à quoi il a répondu : « Le secret, ce sont les Écritures. Lisez-les et mettez en application les principes qu’elles contiennent. »

Voilà, le secret d’une vie heureuse est simple : il suffit de suivre la recette que Dieu nous donne dans les Écritures. C’est ce que j’appelle la « recette de la Bonne nouvelle ».

Que faire si quelque chose ne se passe pas comme prévu en suivant la recette ? Eh bien, dans la recette de la Bonne nouvelle, il y a un « ingrédient secret » qui garantit qu’à la fin, ce sera toujours une réussite. La réponse, c’est toujours Jésus-Christ.

Nous traversons tous des moments où nous doutons de la qualité de nos ingrédients, où nous avons du mal à suivre les instructions, où nous passons trop vite à l’étape suivante, où quelque chose que nous ne maîtrisons pas se produit, etc.

Comment y remédier ? Il suffit d’ajouter davantage d’actions qui invitent Jésus-Christ à faire partie de notre vie.

Concrètement, comment inviter davantage Jésus-Christ dans sa vie ?

Lorsque j’étais président de mission, toutes les six semaines j’avais le plaisir de m’entretenir avec chacun de nos jeunes missionnaires. Pendant ces entretiens individuels, les missionnaires demandaient souvent conseil sur la façon d’améliorer l’efficacité de leur équipe.

Un jour, un missionnaire est arrivé pour son entretien individuel et s’est assis. J’ai immédiatement vu, à son attitude, que quelque chose le tracassait profondément. Je lui ai demandé : « Frère, de quoi aimeriez-vous que nous parlions aujourd’hui ? » Il m’a alors décrit les difficultés qu’il rencontrait avec son collègue et la façon dont cela affectait leur travail missionnaire. Les larmes aux yeux, il m’a regardé et m’a demandé : « Président, que dois-je faire ? »

À ce moment-là, je ne savais honnêtement pas quoi répondre. Après un instant, je lui ai demandé s’il était d’accord pour que nous nous mettions à genoux et priions ensemble afin d’être guidés par le Saint-Esprit. Il a accepté, et nous nous sommes agenouillés pour prier et recevoir l’inspiration.

Après la prière, nous sommes restés à genoux un petit moment, puis nous sommes retournés nous asseoir face à face. Je lui ai demandé si nous pouvions lire ensemble un passage des Écritures. En ouvrant les Écritures, je me suis arrêté et je lui ai dit : « Frère, pendant que nous lisons ce verset, posez-vous la question suivante : ‘Si je mets en pratique ces vertus, cela améliorera-t-il ma relation avec mon collègue et notre travail missionnaire ?’ »

Nous avons ensuite lu Moroni 7:45 à haute voix : « Et la charité est patiente, et est pleine de bonté, et n’est pas envieuse, et ne s’enfle pas d’orgueil, ne cherche pas son intérêt, ne s’irrite pas, ne soupçonne pas le mal, et ne se réjouit pas de l’injustice, mais se réjouit de la vérité, excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout. »

Le missionnaire m’a alors regardé, les larmes aux yeux, et a dit : « Oui, président, mais ce n’est pas facile à faire. » J’ai acquiescé, puis je lui ai rappelé qu’il était un fils de Dieu, doté du potentiel divin d’y parvenir, avec l’aide du Seigneur.

Nous avons ensuite brièvement parlé de la parabole de la pente enseignée par Clark G. Gilbert, des soixante-dix. Cette parabole nous rappelle que nous devons commencer là où nous en sommes et, avec le Seigneur, avancer dans la bonne direction, c’est-à-dire vers les cieux. Je voyais qu’il se sentait encore un peu dépassé par ce qu’il allait devoir faire, alors je lui ai demandé d’expliquer l’Écriture qui dit : « C’est par des choses petites et simples que de grandes choses sont réalisées. » Il a alors expliqué le concept selon lequel, lorsque nous accomplissons des choses petites et simples, de grandes choses peuvent se produire. Je lui ai demandé de réfléchir et de trouver deux petites choses simples qu’il pourrait faire pour faire preuve de gentillesse envers son collègue.

Après quelques instants, il m’a fait part de ses idées. Je l’ai ensuite invité à prendre une minute pour trouver deux petites choses simples qui lui permettraient de faire preuve de patience envers son collègue. Il m’a fait part de ses idées presque immédiatement. Il était évident qu’il y avait déjà réfléchi avant notre entretien. Je l’ai invité à présenter ces deux idées à Dieu par la prière, et à demander confirmation, conseils et inspiration pour mettre ce plan en œuvre avec une intention réelle. Il a accepté. Pour conclure, je lui ai demandé de me tenir au courant de ses progrès dans sa lettre hebdomadaire.

Au cours des semaines suivantes, j’ai constaté dans ses lettres que la situation s’améliorait. Je pouvais non seulement voir cette amélioration dans ses lettres, mais également dans celles de son collègue. Lors de notre entretien suivant, son attitude et son état d’esprit étaient complètement différents. C’était le jour et la nuit. Je lui ai demandé : « Alors, frère, est-il vrai que ‘la charité ne périt jamais’ ? » Avec un grand sourire, il a répondu : « Oui, et c’est par des choses petites et simples que de grandes choses sont réalisées. »

Quand vous suivez la recette de la Bonne nouvelle pour une vie heureuse, souvenez-vous de ce que le président Nelson a enseigné : « Quels que soient vos problèmes ou vos questions, la réponse se trouve toujours dans la vie et les enseignements de Jésus-Christ. Apprenez-en davantage sur son expiation, son amour, sa miséricorde, sa doctrine et son Évangile rétabli de guérison et de progression. Tournez-vous vers lui ! Suivez-le ! »

Lorsque vous avez besoin de « l’écouter » et de savoir comment inviter Jésus-Christ à faire partie de votre vie, pensez à suivre les étapes que le président Nelson nous a enseignées concernant la révélation personnelle :

« Trouvez un endroit tranquille où vous rendre régulièrement. Humiliez-vous devant Dieu. Épanchez votre cœur à votre Père céleste. Tournez-vous vers lui pour trouver des réponses et du réconfort.

« Priez au nom de Jésus-Christ pour vos soucis, vos craintes, vos faiblesses, oui, pour les aspirations mêmes de votre cœur. Et ensuite, écoutez ! Notez les pensées qui vous viennent à l’esprit. Notez vos sentiments et faites ce que vous vous sentez poussés à faire. En répétant ce processus jour après jour, mois après mois, année après année, vous ‘progresserez dans le principe de la révélation’. »

Je sais que Jésus-Christ est notre Sauveur et Rédempteur. Il a « accompli tout ce dont nous avons besoin pour retourner auprès de [notre] Père céleste ». Au nom de Jésus-Christ. Amen.