Le don éternel du témoignage
Chaque fils ou fille de Dieu peut acquérir par lui-même ou par elle-même une connaissance plus profonde, plus ferme et plus sûre.
Mes chers frères et sœurs, dernièrement, j’ai réfléchi à trois vérités puissantes du Rétablissement. Ces vérités ont été une grande bénédiction dans ma vie. Aujourd’hui, j’aimerais vous expliquer comment ces vérités m’ont guidé dans mon parcours vers un témoignage sûr de l’Évangile de Jésus-Christ.
1. Dieu est notre Père céleste aimant
Dieu est omniscient et omnipotent. Par la lumière du Christ et le ministère du Saint-Esprit, son influence est partout. C’est dans sa nature de nous bénir.
Il voit notre passé, notre présent et notre destinée éternelle. Rien ne peut lui être caché.
L’invitation du président Nelson à « penser de manière céleste » nous encourage à imiter la vision et la nature de notre Père céleste.
Grâce à ses qualités divines, notre Père céleste nous accorde tout bon don, chacun selon sa perspective et sa vision éternelles.
2. Le libre arbitre est le don de choisir et d’agir par nous-mêmes
Il représente également la responsabilité de bien choisir.
Par son sang précieux, Jésus-Christ a payé le prix suprême pour ce privilège.
Nous croyons parfois que le libre arbitre signifie faire tout ce que nous voulons. Mais le fait que le prix en ait été payé signifie que le libre arbitre est un don sacré.
Nous sommes des agents et les agents ont une responsabilité. Dans ce cas, nous sommes responsables des choix que nous faisons en fonction de la connaissance que nous avons et des dons qui nous sont accordés. Nous ne pouvons pas faire de choix sans être responsables des conséquences.
Pourquoi avons-nous le libre arbitre ?
Pour choisir le bien.
Pour choisir le Christ.
3. Nous acquérons un témoignage par le pouvoir du Saint-Esprit
Un témoignage du Saint-Esprit est plus puissant que la vue. Il est le témoin suprême du Père et du Fils. Le président Nelson a enseigné : « Dans les jours à venir, il ne sera pas possible de survivre spirituellement sans l’influence directrice, réconfortante et constante du Saint-Esprit. »
Frères et sœurs, c’est pour cette raison que nous avons tous besoin du pouvoir du Saint-Esprit aujourd’hui.
Nous pouvons recevoir un témoignage du Saint-Esprit de différentes façons. Comme une ampoule qui s’allume dans une pièce sombre, il peut venir de manière spectaculaire et soudaine. Comme un lever de soleil, il peut se manifester graduellement, au fil du temps. Comme des rayons de lumière, il peut apparaître par une exposition intermittente à l’intelligence pure. Peu importe la manière, ce témoignage vient par le Saint-Esprit.
L’acquisition de mon témoignage en Jamaïque
J’ai grandi dans le beau pays de la Jamaïque, c’était un cadre joyeux et merveilleux. Cependant, lorsque je suis entré au lycée, certains de mes camarades de classe et de mes amis ne comprenaient pas ma décision de devenir membre de l’Église de Jésus-Christ. Ils me demandaient : « Comment as-tu pu te joindre à cette Église ? » « Comment peux-tu croire à cette histoire ? », faisant référence à la Première Vision. « Comment peux-tu lire ce livre ? », faisant référence au Livre de Mormon. « Tu y crois vraiment ? » Et « Pourquoi gâches-tu ta vie ainsi ? »
C’était douloureux, surtout lorsque ces questions venaient de personnes qui comptaient pour moi.
Mais ce qu’ils ne savaient pas, c’est que j’avais eu une expérience du Saint-Esprit. Alors que ce témoignage emplissait mon cœur, j’étais réconforté et le « ciel […] pour mon bonheur un instant m’[était] montré ».
On vous a peut-être posé certaines de ces questions. Peut-être même qu’en ce moment, vous êtes assaillis comme je l’ai été.
Le don et le témoignage du Saint-Esprit sont accessibles à tout le monde.
La Jamaïque est pour moi ce que Palmyra a été pour Joseph Smith. C’est mon Bosquet sacré. Je ne connais pas l’endroit exact où Joseph s’est agenouillé pour prier dans le Bosquet sacré, mais je sais exactement où je me trouvais lorsque mon Bosquet sacré est devenu réalité. Cela a eu lieu au 4 Grove Road, à Mandeville, en Jamaïque, dans ma salle de bain, à six heures du matin, un mercredi, trois ans après mon baptême. Cette expérience sacrée s’est produite parce que, deux semaines plus tôt, une sœur missionnaire inspirée m’avait invité à lire le Livre de Mormon. Cette sœur, Audrey Krauss, assiste aujourd’hui à cette conférence avec sa famille et je l’aimerai toujours.
Cette expérience m’a transformé.
Frères et sœurs, ce n’est pas pour une utilisation temporaire qu’un témoignage est accordé. Ce don de notre Père céleste aimant est destiné à être éternel parce que celui qui le donne est éternel. Un témoignage ne devrait pas avoir de date d’expiration. Il ne devrait pas s’affaiblir ou diminuer parce que quelque chose a changé dans ma vie ou dans le monde. Il devrait se renforcer, car, comme les talents du serviteur dans la parabole des talents, mon témoignage personnel est un don censé s’accroître, non être enterré.
Le fait de repenser à ces jours difficiles de mise à l’épreuve et de persécution que j’ai vécus dans mon enfance m’a permis d’en arriver au stade où je sais maintenant par moi-même. Je ne fais pas que croire, espérer ou avoir confiance, bien que ces éléments constituent des particules importantes de foi sur le chemin vers un témoignage sûr. Je vous recommande de développer votre propre témoignage en posant des questions, en étudiant, en priant, en jeûnant et en méditant. Je vous en prie, n’arrêtez pas. Chaque effort que vous faites pour poursuivre ce chemin menant au témoignage en vaut la peine. Permettrez-vous à qui ou à quoi que ce soit de vous en priver ? « Quel témoignage plus grand peux-tu avoir que celui de Dieu ? »
Chaque fils ou fille de Dieu peut acquérir par lui-même ou par elle-même une connaissance plus profonde, plus ferme et plus sûre. Tout comme Joseph Smith, qui a affirmé son témoignage malgré l’opposition, nous pouvons déclarer avec assurance : « Je le savais, et je savais que Dieu le savait, et je ne pouvais le nier ni ne l’osais. »
Mes chers frères et sœurs, laissez la jeune pousse du témoignage agir en vous jusqu’à ce qu’elle s’épanouisse en une connaissance sûre, glorieuse et éternelle.
Pour ceux d’entre nous qui sont baptisés et confirmés membres de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, mais qui se disent encore « Je ne suis pas sûr de savoir », rappelez-vous cette promesse contenue dans la prière de Sainte-Cène : « Afin qu’ils aient toujours son Esprit avec eux. » Grâce à cette promesse, chacun de nous peut poursuivre le chemin menant au témoignage et à une connaissance sûre.
Prendre la responsabilité de son témoignage
Maintenant, voici une grande vérité : quelle que soit la manière dont un témoignage est donné, qu’il se distille comme le lever du soleil ou qu’il vienne sous la forme d’une vision glorieuse, il faut néanmoins faire le choix de recevoir ce précieux don.
Dire « Je choisis de croire » facilite la réception d’un témoignage de Dieu. Si nous constatons que notre témoignage s’affaiblit, souvenons-nous que ce sont nos choix qui en diminuent la puissance. Mais le témoignage n’a pas disparu. Nous devons simplement choisir de nous le réapproprier.
Choisir de croire est une manière sage et puissante d’exercer notre libre arbitre.
Je ne vois pas de meilleure manière d’exercer mon libre arbitre que dans la défense de mon témoignage.
Le président Nelson a enseigné : « Je vous supplie de prendre la responsabilité de votre témoignage. Travaillez-y. Assumez-le. Prenez-en soin. Nourrissez-le afin qu’il grandisse. Alimentez-le de vérité. »
Pour moi, les mots prendre la responsabilité, travailler, prendre soin, assumer, nourrir et alimenter évoquent un agent chargé de l’intendance de quelque chose de précieux et d’important.
Dans les débuts de l’Église, Parley P. Pratt s’est trouvé en désaccord avec Joseph Smith, le prophète, et a choisi de le critiquer, ainsi que l’Église. Un jour que John Taylor (à qui Parley avait enseigné l’Évangile) était en ville, Parley l’a pris à part et lui a conseillé de ne pas suivre Joseph. John Taylor a répondu à Parley :
« Avant de quitter le Canada tu as témoigné puissamment que Joseph Smith était un prophète de Dieu […] et tu as dit que tu le savais par révélation et par le don du Saint-Esprit. […]
« J’ai maintenant le même témoignage que celui dont tu te réjouissais alors. Si l’œuvre était vraie il y a six mois, elle est vraie aujourd’hui. Si Joseph Smith était alors un prophète, il en est un maintenant. »
Je témoigne que Joseph Smith était un prophète de Dieu et que le manteau de prophète qu’il a reçu perdure aujourd’hui. Jésus-Christ dirige cette œuvre.
Je vous invite à réfléchir à votre chemin vers un témoignage sûr de Jésus-Christ et de son Évangile. Prenez la responsabilité de votre témoignage, utilisez votre libre arbitre avec sagesse, et reconnaissez le donateur et toutes ses qualités glorieuses. Je témoigne que le pouvoir est en vous. Personne ne peut choisir à votre place. Personne ne peut vous enlever ce don. Vous pouvez choisir de croire.
Je vous promets que, si vous le faites, votre témoignage sera « une source d’eau vive, jaillissant jusque dans la vie éternelle ». Il sera une ancre et une source de motivation, et il vous soutiendra dans les moments difficiles. Il vous permettra d’acquérir des dons spirituels. Il vous aidera dans votre ministère personnel et votre service. Il sera une arme contre Satan et vos adversaires. Votre témoignage sera une source de joie lorsque vous le verrez se refléter chez vos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, et chez ceux que vous aimez et servez. Il sera puissant lorsque vous le rendrez et l’utiliserez pour témoigner.
Si vous avez un témoignage, vous savez que vous l’avez. Je sais que j’en ai un. Nous avons besoin de plus de témoignages sûrs de Jésus-Christ et de son Évangile. Développez-le ! Recherchez-le. C’est urgent ! Nous sommes dans la dernière dispensation, celle de la plénitude des temps.
Jésus-Christ a déclaré cette vérité : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. »
Frères et sœurs, un témoignage de Jésus-Christ n’a jamais eu pour vocation d’être un don temporaire. Rien en lui n’est temporaire, ni le donateur, ni le don lui-même, ni le dispensateur du don, ni le sujet du don. Puisse votre témoignage être décrit de la même manière. « Même si le ciel et la terre passent », votre témoignage de l’Évangile de Jésus-Christ ne passera pas. Le moment est venu de vous saisir de ce don précieux. Au nom de Jésus-Christ. Amen.