2025
Je n’étais pas seul !
Août 2025


Le perfectionnement des saints

Je n’étais pas seul !

- Ce que vous avez est très grave, c’est une maladie rare.

C’est par ces mots glaçants que j’apprends que j’ai une tumeur palatine et vestibulaire, placée derrière les sinus. Il s’agit d’une tumeur bénigne qui doit être enlevée d’urgence. Le passage au bloc se fait le 5 septembre 2023 et le lendemain je rentre à la maison. Le risque de récidive n’étant pas à écarter, je ne suis pas surpris lorsque ma dentiste me signale le 19 novembre 2024 qu’elle doit prévenir le C.H.U. d’Angers pour suspicion de récidive. Les consultations, scanners et I.R.M s’enchaînent jusqu’au 24 janvier 2025 avec une consultation chez l’anesthésiste.

- Êtes-vous fumeur ?

- Non, pas de tabac depuis bientôt 48 ans ! (Baptisé en 1977)

- Votre relation avec l’alcool ?

- Pareil, et pas de thé ni de café non plus.

- Bravo, vous êtes déjà guéri à 50% !

Dimanche 2 février 2025 : lors de la réunion de témoignages, je suis touché par une expérience sur la santé et je prends la décision d’aller au pupitre où je me sens poussé à demander aux membres de prier pour moi, car le lendemain je repasse au bloc. Je reçois une bénédiction rassurante de la prêtrise et de nombreuses marques de sympathie de la part des membres.

Lundi 3 février 2025 : pendant l’intervention qui dure quatre heures avec deux chirurgiens, l’un d’eux se sent poussé à faire un contrôle derrière l’œil droit. Il y trouve le canal lacrymo-nasal en grande souffrance et le consolide avec un drain. En salle de réveil, l’infirmière me signale que tout s’est bien passé et que la tumeur enlevée était énorme. Après une nuit compliquée, bien soulagé par la perfusion de morphine, j’attrape mon smartphone et je découvre mon visage. Quelle horreur ! Une grande tache de sang sur la joue droite qui est gonflée et la bouche qui penche fortement à droite ; une vilaine cicatrice le long du nez.

L’un des chirurgiens passe en visite et me décrit ce qui a été fait : deux dents enlevées, l’emplacement libéré a été râpé, les cloisons nasales internes n’existent plus à cause de la tumeur ; l’accès s’est fait par l’intérieur de la bouche et les gencives ; la joue droite a été coupée depuis le coin de l’œil jusque sous le nez pour être au plus près.

Je suis anéanti et la dépression me gagne.

C’est alors que le smartphone commence à vibrer. Les messages de soutien des membres de ma paroisse vont se succéder tout au long de la journée et les trois autres jours d’hospitalisation. Tous m’informent qu’ils prient pour moi, et certains ont mis mon nom au temple. Ça me fait un bien fou et je remonte la pente : Je ne suis pas seul !

Les deux semaines qui suivent mon retour sont très compliquées avec des douleurs, une grande fatigue et de fortes migraines, mais je reçois chaque jour de nombreux messages de soutien des membres de la paroisse, de ma famille et de mes amis.

Trois semaines après l’opération, c’est la consultation postopératoire avec l’un des chirurgiens. Il me fait rentrer dans son cabinet et me dit aussitôt :

- Je vais être franc avec vous !

Les petites secondes qui s’écoulent me font craindre le pire, mais il enchaîne.

- J’ai opéré des tas de patients comme vous, que j’ai revus au bout de trois semaines, comme vous aujourd’hui. Vous êtes le premier que je vois qui s’en est aussi bien remis.

En effet, aucune tache de sang ; le gonflement a presque disparu ; la cicatrice de la joue est invisible, l’intérieur de la bouche se répare bien.

- Vous êtes un miraculé ! me dit-il avec humour.

L’obéissance à la Parole de Sagesse, la bénédiction de la prêtrise, les prières et le soutien des membres de ma paroisse dans un élan de fraternité, les prières au temple et la foi en notre Seigneur Jésus-Christ auront produit un vrai miracle.