Pour les mères de jeunes enfants
À la nouvelle maman dont le bébé ne dort jamais
Au milieu de mes nuits blanches avec deux bébés, j’appris que le Seigneur ne sommeille jamais.
Photo publiée avec l’autorisation de l’auteur
J’étais la maman de jumeaux âgés de neuf mois, mes premiers bébés. Mon mari travaillait de nuit, de ce fait, j’étais seule pour m’occuper de mes bébés jusqu’au matin. Nous vivions dans une minuscule maison que nous louions et qui avait un vieux plancher en bois qui grinçait à chaque pas. Circuler la nuit devenait un numéro d’équilibriste. Les deux chambres étaient très proches l’une de l’autre, et je craignais toujours de réveiller les enfants au moindre mouvement.
La plupart du temps, nos bébés dormaient bien, ce dont j’étais très reconnaissante. Mais certaines nuits, lorsque celui qui avait le sommeil le plus profond se réveillait en pleurant, il réveillait inévitablement celui qui avait le sommeil le plus léger. Je me retrouvais donc avec deux bébés fatigués et qui hurlaient à pleins poumons.
Inutile de décrire le stress et la contrariété que j’éprouvais à essayer de calmer toute seule deux bébés en pleine nuit.
Une de ces fameuses nuits, j’ai presque réussi à rendormir l’un des bébés dans notre salon. Je suis ensuite allée chercher mon autre bébé, qui pleurait encore, et je l’ai pris dans mes bras. De plus en plus contrariée, j’ai soudain levé les yeux et j’ai vu, accroché au mur à côté du berceau, le tableau du Christ entouré d’enfants. J’ai pensé à sa patience, à son amour et à sa tendresse pour ces petits.
En jetant un coup d’œil sur le côté, j’ai vu, dans l’obscurité, le reflet de ma propre silhouette tenant mon bébé. Quand j’avais placé ce petit miroir sur le mur adjacent, je ne m’étais pas rendu compte du parallèle qu’il créerait avec le tableau. Mais en posant successivement mon regard sur l’image du Sauveur avec ces enfants puis sur moi-même et mon bébé qui criait, j’ai été subitement envahie par la pensée que je n’étais pas seule. J’ai senti que la maman fatiguée dont je voyais le reflet dans le miroir pouvait être, grâce à sa présence et à son exemple, plus patiente, plus aimante et plus tendre, tout comme lui.
C’est un moment que je n’oublierai jamais. Je suis reconnaissante de ce rappel que je ne suis jamais seule et de son exemple sur la manière dont je dois traiter mes enfants, même (et surtout) dans ces moments difficiles au milieu de la nuit.
Depuis cette nuit-là, je trouve beaucoup de réconfort dans les passages des Écritures qui nous rappellent que nous ne sommes jamais seuls face à nos épreuves, nos chagrins et notre épuisement de jeune maman.
Robert D. Hales (1932-2017), ancien membre du Collège des douze apôtres, l’a exprimé ainsi : « […] Je suis reconnaissant de ne pas être seul dans mes Gethsémanés […]. Lui, qui veille sur nous, ‘ne sommeille ni ne dort’ [Psaumes 121:4]. Ses anges, de ce côté et de l’autre côté du voile, sont tout autour de nous pour nous soutenir [Doctrine et Alliances 84:88]. Je rends spécialement témoignage que sa promesse est vraie car il dit : ‘Mais ceux qui se confient en l’Éternel renouvellent leur force. Ils prennent leur envol comme les aigles ; ils courent, et ne se lassent point, ils marchent, et ne se fatiguent point’ [Ésaïe 40:31]. »
Tous les bébés continueront de se réveiller en plein milieu de la nuit. Même si nous sommes fatigués et contrariés, nous sommes là pour nos enfants, et il est réconfortant de savoir que notre Sauveur et notre Père céleste sont toujours là pour nous.