Celui qui ne détourne pas les yeux, prend nos vies brisées et les rend sacrées
Mon histoire commence dans des circonstances qui ont très tôt mis à l’épreuve ma foi… en l’humanité. Mes deux parents luttaient avec de graves addictions. L’amour était constamment éclipsé par le chaos.
À 8 ans, j’ai été placé en institution. Enfermés entre quatre murs, coupés du monde extérieur, nous avons créé notre propre société, avec ses propres règles. Dans les années 1990, la violence était tolérée, le harcèlement considéré comme « formateur » et tout ça nous semblait normal. J’y suis resté douze ans.
Mais comme l’a enseigné Dieter F. Uchtdorf :
« Nous pouvons choisir d’être amers, ou nous pouvons choisir d’être meilleurs. »
Malgré l’obscurité, le Seigneur a gardé en moi une étincelle, comme une boussole qui n’a jamais cessé de pointer vers lui.
Aujourd’hui, je ne veux pas vous raconter une histoire de douleur. Je veux vous raconter comment Dieu prend nos vies brisées et les rend sacrées.
Pendant ma vingtaine, je cherchais à combler un vide que je ne comprenais pas.
À 30 ans, j’ai quitté la France. New York d’abord, puis Los Angeles.
À Los Angeles, un ami m’a invité dans une église évangélique. J’y suis allé, presque par politesse. Le pasteur a commencé à parler de l’enfance, du poids du passé, de la résilience.
Et alors qu’il parlait, soudain, les larmes ont commencé à couler… ces larmes qu’on ne peut pas retenir, même quand on essaie de sauver les apparences.
J’ai ressenti une chaleur profonde, comme une étreinte intérieure. Et dans cette chaleur, j’ai entendu dans mon cœur :
— Mon enfant, je t’ai toujours vu. Je t’ai vu quand tu te pensais seul. Je t’ai vu quand tu avais peur. Je n’ai jamais détourné les yeux. Je suis là.
Ce jour-là, Dieu n’a pas fait tomber les murs plus hauts que moi-même que j’avais passé trente-cinq ans à ériger, il a juste fait une fissure… juste assez grande pour laisser sa lumière entrer.
La réalité du Christ vivant est devenue aussi éclatante que le soleil à son zénith.
Ma vie n’a pas été « réglée » ce jour-là. Mais ma direction a changé.
Le retour :
J’ai continué dans cette Église. J’ai beaucoup appris sur Jésus-Christ.
Mais quelque chose manquait…
Puis la COVID a ensuite mis à l’épreuve mon travail, mes plans… mais pas ce que j’avais trouvé dans mon cœur. Comme pour Léhi, j’ai eu mon chemin vers la Terre promise, une voix qui m’appelait à rentrer à la maison. Mais quelle maison ? Je ne savais pas encore.
De retour en France, j’ai cherché. Je voulais retrouver le Christ ; pas seulement croire en lui, mais marcher avec lui.
Et un jour, en cherchant en ligne, je suis tombé sur le site de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. C’était une réponse divine à des prières que je ne savais même pas formuler. C’était l’écho qui me ramenait enfin à la maison.
Touché, à ma demande, quelques jours plus tard, deux sœurs missionnaires m’ont invité pour une leçon. Ces missionnaires m’ont montré comment mieux aimer Jésus-Christ, comment vivre avec lui, comment le suivre chaque jour.
Dans cette Église, nous ne sommes pas qu’un simple numéro, nous sommes des membres. On ne vient pas consommer du contenu spirituel, on participe, on construit ensemble, on avance ensemble vers le Christ.
Les réunions du dimanche, la prêtrise, les Écritures, les alliances sacrées, le temple, tout m’accompagne pour m’élever spirituellement.
J’ai enfin trouvé ma place dans sa maison ; pas comme visiteur, mais comme membre de sa famille éternelle. Pour la première fois de ma vie, j’appartiens à quelque chose de plus grand que moi.
La recommandation pour le temple représente bien plus qu’un simple accès à un bâtiment ; c’est un rappel quotidien du sacrifice que Jésus-Christ a fait pour nous. Et pour honorer sa maison, il nous demande en retour quelques concessions : pas des sacrifices qui nous tuent, mais des sacrifices qui nous rendent meilleurs.
Après mon baptême, mon plus grand désir était de pouvoir entrer dans le temple.
Lors de mon premier entretien avec mon évêque, après avoir répondu à la série de questions préliminaires à la recommandation, il m’a demandé que nous nous rencontrions quinze jours plus tard, parce que je fumais depuis vingt ans un paquet par jour.
Je suis rentré chez moi ce soir-là en me demandant comment j’allais faire en quinze jours pour honorer cette promesse, moi qui avais essayé maintes et maintes fois d’arrêter. Cependant, après être rentré, par la force du Saint-Esprit, j’ai tout jeté et je n’ai plus jamais eu envie de recommencer. À ce moment-là, j’ai compris quelque chose de profond : notre Sauveur, en me ramenant dans sa bergerie terrestre, pouvait me garder près de lui pour mieux me protéger des attaques de l’adversaire. Ce que je n’avais pas pu faire seul pendant vingt ans… lui l’a fait en un instant.
Chaque étape – le baptême, le temple, la prêtrise – n’est pas une destination. C’est une invitation à devenir un peu plus semblable au Christ. Tout est fait pour nous garder le plus fort possible face aux attaques spirituelles.
Si l’on s’offre vraiment à l’Évangile, les choses deviennent meilleures.
Je suis profondément reconnaissant que notre Église soit organisée comme elle l’est, parce que l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours n’a rien inventé ; elle a juste rétabli l’Église que voulait Jésus-Christ dans toute sa pureté, sans folklore, simplement en restaurant ces vérités éternelles. Chaque organisation de cette Église m’a montré que ce n’est pas une structure humaine.
C’est son Église. Et ça change tout !