Perfectionnement des saints
L’Éternel regarde au coeur… et tient toujours ses promesses.
David PARKINSON et Mickaël TALLEUX
Ayant eu une enfance entachée par la maltraitance de mon beau-père envers ma mère et moi-même, j’ai très tôt recherché un refuge dans la foi qui ne m’a cependant pas permis d’éviter des dépressions et des addictions dont je n’ai pu me défaire qu’à l’aide de plusieurs onctions administrées par les prédicateurs des différentes religions auxquelles j’ai adhéré durant ma recherche de la vérité.
À 25 ans, j’ai eu cependant le grand bonheur de me marier, à l’Église Catholique, avec ma voisine que je connaissais depuis neuf ans, et nous avons eu notre premier enfant l’année suivante. Cette nouvelle responsabilité a déclenché chez moi une crise d’angoisse causée par la peur de reproduire ce que j’avais vécu dans mon enfance.
Diagnostiqué « bipolaire », je n’ai pas voulu me cantonner aux médicaments prescrits par les psychiatres, et ai continué à chercher Dieu dans toutes les religions qui me tombaient sous la main.
Même si je trouvais un certain soutien dans ces différents mouvements religieux, aucun ne pouvait répondre à toutes mes questions, et encore moins me procurer la paix que je recherchais.
Alors que je fréquentais le mouvement
« Évangéliste », j’ai rencontré un jour deux jeunes missionnaires de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Ils étaient sympathiques et m’ont instruit pendant plusieurs semaines, sans me forcer à quitter les évangélistes pour autant. J’étais heureux.
Mais en discutant avec le diacre évangéliste au sujet de cette rencontre, celui-ci m’a incité expressément à ne plus donner suite à leurs enseignements, les définissant comme membres d’une secte.
J’ai donc informé les missionnaires que je ne souhaitais plus les recevoir. Ils sont partis et m’ont dit qu’ils prieraient pour moi.
Le décalage entre le prêche du pasteur évangéliste et les enseignements que j’avais reçus des missionnaires m’a plongé dans une perplexité que mon état psychologique a eu du mal à gérer sans retomber dans mes addictions passées, ce qui m’a rapproché dangereusement du précipice d’une nouvelle dépression.
Un dimanche soir, alors que mon épouse couchait les enfants, je me suis isolé dans le garage, je me suis agenouillé et, en pleurs, j’ai supplié notre Père céleste de m’aider, ne sachant plus vers qui me tourner.
Le lendemain matin, vers 10 heures, j’ai reçu un appel de David Parkinson, missionnaire de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, qui me disait :
— Ce matin, pendant la prière, nous avons fortement ressenti l’Esprit nous demander de vous appeler pour vous proposer de l’aide.
Très surpris, je me suis demandé si une caméra cachée n’était pas dans mon garage, car je n’avais pas eu de nouvelles des missionnaires depuis un certain temps. Mais j’ai compris qu’il s’agissait d’une réponse à ma prière.
Les missionnaires ont commencé à m’instruire dès le lendemain. Je me suis senti à nouveau rapidement mieux. Bien que mon épouse n’ait pas souhaité s’impliquer, elle m’a encouragé à suivre les discussions voyant le bien que cela m’apportait ainsi qu’à la famille.
Grâce aux enseignements et aux bénédictions des missionnaires, j’ai pu enfin me libérer des addictions qui me taraudaient depuis tant d’années. J’ai appris ainsi le fonctionnement de la prêtrise et j’ai désiré ardemment me qualifier pour la détenir et participer activement à son pouvoir.
Le 21 juillet 2018, mon frère, Thomas Clabaux, le premier frère que j’aie connu et qui est venu m’instruire avec les missionnaires, m’a baptisé. Le lendemain, David Parkinson m’a confirmé. Ça a été alors le début d’une nouvelle aventure.
Mon premier appel a été celui de missionnaire de branche.
J’allais vraiment beaucoup mieux et souhaitais ardemment que mon épouse me rejoigne, ce qui a causé quelques disputes entre nous.
Après avoir beaucoup prié, j’ai ressenti un jour le Saint-Esprit me rappeler combien de temps mon épouse avait été patiente envers moi. Et elle l’avait vraiment été ! Comprenant mieux à présent les deux premiers commandements, je me suis attaché à montrer à ma femme et mes enfants combien je les aimais eux aussi en premier, ayant eu tendance à faire passer des étrangers avant les miens.
Ma fille et ma femme se sont finalement fait baptiser le 9 janvier 2022, et ma femme a été dotée le 18 février. Nous avons enfin été scellés le 15 avril 2023, 29 ans après notre rencontre. J’étais l’homme le plus heureux du monde. Enfin, j’avais fait quelque chose de bien pour ma famille.
Depuis le 26 février 2023, je suis président de la branche de Saint-Omer. Ma progression se poursuit telle que je l’avais envisagée, accomplissant une bénédiction que j’avais reçue promettant qu’à mes 40 ans, je serai heureux et pasteur. À deux mois près, les promesses du Seigneur n’auraient pas été tenues à cause de mes mauvais choix.
Mais, notre Père céleste et le Seigneur Jésus-Christ tiennent toujours leurs promesses et, si nous prenons le bon chemin, nous pourrons tous profiter des bénédictions qui nous sont promises.
À ce jour, nous sommes heureux, et attendons que l’Esprit touche le cœur de notre fils Yanis. Nous avons toujours des épreuves, mais nous savons tous qu’elles sont pour notre progression.
Commentaires de Noëlla Levent qui a recueilli ce témoignage :
Un témoignage supplémentaire que « l’Éternel regarde au cœur » et qualifie ceux qu’il appelle et qui choisissent de le servir dans son royaume, ici sur terre.
Chacun de nous est appelé, là où il vit, et aucun effort n’est vain ni ne passe inaperçu aux yeux de notre Père céleste, qui nous permet de ramener des âmes à lui en rassemblant Israël.