Perfectionnement des saints
La randonnée des alliances pour vaincre l’orgueil
La vie de membre de l’Église peut s’apparenter à une « randonnée des alliances », avec des ampoules au pied, du mauvais temps, des ronces, du découragement et des espoirs déçus.
En marchant sur ce sentier, j’ai appris comment l’orgueil nous sépare de Dieu, et comment, lorsque nous cherchons Dieu humblement, il nous aide à mettre l’orgueil de côté et à nous rapprocher de lui.
On m’a appris que Dieu répond aux prières, mais on m’a aussi appris que parfois Dieu peut répondre plus tard, en son temps, ou qu’il nous laisse choisir par nous-mêmes. On m’a appris qu’il faut avoir la foi pour guérir, mais aussi pour ne pas être guéri. Alors j’en suis venue à arrêter de poser des questions ou demander des conseils à Dieu dans mes prières, car, tout comme Laman et Lémuel , je ne croyais plus que Dieu m’en donnerait. J’ai cependant continué de prier parce que, pour moi, prier est comme respirer ; ça demandait des efforts, mais c’était essentiel.
Au fil du temps, en mettant de côté mon orgueil et en choisissant de faire confiance à Dieu, j’ai recommencé à poser des questions, à lui confier mes espérances, et à chercher ses directives pour ma vie.
Par ailleurs, l’orgueil est impatient et diminue la foi et l’espérance. Vouloir connaître notre avenir est une preuve d’orgueil, car cela nous empêche d’exercer notre foi en Jésus-Christ.
Cette année, j’ai appris que, si je me calme, si je lâche prise et choisis de faire confiance au Seigneur, cela chasse la frustration et fait entrer la lumière de Dieu dans ma vie. Je me sens plus sereine. Cela ouvre mon cœur à la reconnaissance pour les bénédictions que Dieu me donne aujourd’hui et m’aide à me réjouir d’avance pour celles qui viendront plus tard.
L’orgueil nous rend aussi égocentrés et diminue notre capacité à ressentir l’amour de Dieu pour nous. Pendant que je m’efforçais de m’acquitter de mes responsabilités à l’église et dans mon travail, j’ai commencé à me poser cette question : « Et moi ? Qui prend soin de moi pendant que j’essaie de prendre soin des autres ? »
J’ai réalisé ensuite que cette question autocentrée n’est pas inspirée de Dieu. Si nous ouvrons les yeux et le cœur, nous voyons que Dieu prend toujours soin de nous. Il nous connaît et nous donne ce dont nous avons besoin pour continuer à avancer. À un moment difficile, j’ai reçu un message inattendu d’une sœur de notre paroisse, avec une illustration du Sauveur et plusieurs citations d’Ésaïe à propos de son rôle de potier qui façonne notre vie. Cette sœur ne savait pas qu’Ésaïe est mon prophète préféré de l’Ancien Testament et que ses écrits m’ont toujours profondément touchée. C’était pour moi une preuve que Dieu me connaissait et qu’il répondait à mon besoin de réconfort par quelque chose de personnalisé. J’ai compris que le Seigneur m’aime et est présent pour moi en toute circonstance. Il a promis qu’il conduirait ceux qui s’efforcent de prendre soin des autres, et j’ai foi en cette promesse.
Pour finir, l’orgueil nous fait croire, à tort, que nous sommes seuls face à nos difficultés. J’ai reçu une bénédiction de la prêtrise où j’ai appris cette vérité importante :
Croire, penser ou intégrer l’idée que nous sommes seuls lorsque nous souffrons, c’est refuser par orgueil le don précieux et complet de l’Expiation que Jésus-Christ a faite pour nous.
Je suis très touchée par le cantique de Sainte-Cène « Jésus de Nazareth », qui dit :
« Seul, tu t’es sacrifié pour mon salut. » En vérité, il est le seul qui a connu la solitude totale, lorsqu’il s’est exclamé : « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Le sentiment de solitude existe vraiment, mais par l’influence du Saint-Esprit, j’ai compris que je ne suis pas seule.
Jésus a déclaré : « Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous », et on lit dans les psaumes :
« Où irais-je loin de ton esprit, et où fuirais-je loin de ta face ? Si je monte aux cieux, tu y es ; si je me couche au séjour des morts, t’y voilà. Même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi, la nuit brille comme le jour, et les ténèbres comme la lumière . »
Assurément, Christ est la lumière.
Dieu nous a également donné des amis, et nous pouvons compter sur eux. Les amis offrent du soutien, des câlins, des conseils ; ils sont une inspiration, une voix d’avertissement parfois. Vos amis sont des instruments entre les mains de Dieu pour vous bénir.
Je peux témoigner de Jésus-Christ, de sa compassion pour nous et de son pouvoir fortifiant et consolateur, disponibles lorsque nous nous tournons vers lui par le repentir. Jésus-Christ a été loyal et fidèle envers son Père et envers nous, alors nous devons l’être aussi envers eux. Me souvenir que j’avais fait des promesses a été une ancre pour moi quand venait la tentation de baisser les bras. Il est parfois nécessaire de choisir de croire lorsque le feu de notre foi faiblit, car, comme l’a enseigné D. Todd Christofferson :
« Il n’y a vraiment pas d’autre chemin que celui que Dieu lui-même a ordonné : ‘Tournez-vous vers moi et vous serez sauvés.’ »
1 Courriel du lundi 15 septembre 2025