Le Liahona
Le week-end de mini-mission qui a tout changé
Janvier 2026, Le Liahona


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Le week-end de mini-mission qui a tout changé

Je ne voulais pas y aller.

C’était aussi simple que cela. J’avais 16 ans et tout le monde parlait de cette « mini-mission du week-end » organisée par notre pieu. Je n’en voyais pas l’intérêt. Je n’avais pas l’intention de partir en mission, ni à ce moment-là, ni jamais.

Ma mère tenait vraiment à ce que j’y aille. Mes dirigeants m’y encourageaient. Ils me disaient : « Ce n’est qu’un week-end, Tyra ! » Mais même cela ne m’a pas convaincue. La veille, j’ai pleuré. Je me disais : « Pourquoi est-ce que je m’inflige ça ? »

J’ai seulement accepté parce que je ne voulais pas décevoir les gens. Mais dans mon cœur, je comptais déjà les heures jusqu’à ce que ce soit terminé.

Au début, ce n’était pas si mal. Nous avons participé à des ateliers, nous nous sommes entraînés à enseigner, nous avons été jumelés avec des missionnaires pour des sessions d’étude. Je me souviens avoir pensé : « Bon, je peux survivre à tout ça ». Mais je n’étais toujours pas impliquée sur le plan émotionnel. Je me suis dit : « Je suis juste ici pour que les gens me laissent tranquille ».

Puis vint le deuxième jour.

Ma compagne était sœur Fale. Nous sommes allées en ville, près de la station Town Hall, pour faire du prosélytisme dans la rue. Je la suivais et à un moment donné, elle s’est arrêtée pour parler à un homme du plan du salut. Je me tenais à côté d’elle, mal à l’aise et silencieuse, en pensant : « C’est son truc, pas le mien ».

Mais quelque chose a tout changé.

Elle m’a regardée au milieu de la conversation et m’a fait signe de la tête, comme pour me dire que c’était mon tour. J’ai ouvert la bouche […] et mon témoignage est sorti tout seul ! Je n’ai même pas réfléchi à ce que je disais. J’ai simplement parlé.

Et l’Esprit était si fort.

Cela m’a frappé à ce moment-là. J’avais 16 ans, je me tenais au milieu d’une rue animée, je parlais de Jésus-Christ à un inconnu, et pour la première fois depuis longtemps, j’avais l’impression d’être exactement là où je devais être.

Ce sentiment ne m’a pas quitté. Il m’a accompagné pendant tout ce week-end. À chaque moment d’enseignement, à chaque prière en groupe, à chaque conversation sur l’Évangile avec des inconnus, j’avais l’impression que quelque chose en moi s’éveillait […]

Je suis rentrée chez moi transformée après ce week-end.

Je ne l’ai pas dit tout de suite à tout le monde, mais dans mon cœur, je savais. J’ai commencé à sortir avec les sœurs missionnaires à plein temps chaque semaine. Je voulais ressentir à nouveau cet Esprit, ce sentiment d’avoir un but. Finalement, j’ai commencé à remplir mon dossier missionnaire.

J’ai maintenant 19 ans, j’aurai 20 ans cette année. J’étudie la gestion de projets de construction à l’Université technologique de Sydney et je suis responsable des jeunes adultes seuls dans ma paroisse. J’ai également participé à la conférence 2025 de l’association australienne pour les études du Pacifique, et j’apprends à intégrer ma foi dans ma carrière et ma culture, dans l’espoir de contribuer à diffuser davantage l’Évangile.de Jésus-Christ.

Je ne suis pas encore partie en mission, mais je vais le faire. Cette décision me fait encore un peu peur, mais elle est aussi sacrée. Et chaque jour, mon témoignage grandit.

J’ai vraiment compris ce que cette mini-mission signifiait pour moi lorsqu’une fois rentrée chez moi, seule, je me suis mise à écrire dans mon journal personnel ce que j’avais vécu et ressenti. Je me suis mise à pleurer. J’ai ressenti l’Esprit de manière tellement profonde. C’est là que j’ai réalisé que les révélations que j’avais reçues étaient réelles. Il m’avait parlé. Et je l’avais écouté.

Je sais que tout ce que j’ai pu accomplir, chaque réussite, chaque pas de plus en avant, c’est grâce à sa miséricorde et à son amour. J’espère pouvoir être une source d’espoir pour les autres, car Il a touché ma vie. Et c’est surtout pour cela que je veux servir.