Message des dirigeants de l’interrégion
Bâtis sur le roc : Guérir l’homme naturel grâce à la Sainte-Cène
« Des périodes sans précédent demandent des mesures sans precedent »
Dans un monde en proie à l’incertitude, les paroles du président Nelson nous éclairent avec la puissance d’un phare dans la tempête. Il nous exhorte à prendre des mesures extraordinaires pour renforcer nos fondements spirituels, des mesures que nous n’avons peut-être jamais prises auparavant. Car lorsque la vie devient tumultueuse, nous avons besoin de plus que de bonnes intentions, nous avons besoin d’un fondement bâti sur Jésus-Christ.
Hélaman 5:12 nous rappelle :
« Souvenez-vous, souvenez-vous que c’est sur le roc de notre Rédempteur, qui est le Christ, le Fils de Dieu, que vous devez bâtir votre foundation ; afin que lorsque le diable enverra ses vents puissants, oui, ses traits dans le tourbillon, oui, lorsque toute sa grêle et sa puissante tempête s’abattront sur vous, cela n’ait aucun pouvoir sur vous, pour vous entraîner en bas jusqu’au gouffre de misère et de malheur sans fin, à cause du roc sur lequel vous êtes bâtis, qui est une fondation sûre, une fondation telle que si les hommes construisent sur elle, ils ne peuvent tomber. »
Remarquez la formulation : « devez bâtir ». Cette fondation ne nous est pas donnée, elle exige des efforts, de la volonté et parfois une réévaluation douloureuse de notre situation.
Soyons honnêtes, ces vents font mal. Ils se manifestent sous la forme de difficultés financières, de maladies, de relations tendues, de doutes doctrinaux, d’anxiété et de dépression. Ils nous frappent avec la force d’un ouragan et, si nous ne sommes pas ancrés en Christ, ils peuvent nous entraîner dans le gouffre de misère et de malheur sans fin.
Le roi Benjamin a enseigné :
« Car l’homme naturel est ennemi de Dieu, et l’est depuis la chute d’Adam, et le sera pour toujours et à jamais, à moins qu’il ne se rende aux persuasions de l’Esprit-Saint, et ne se dépouille de l’homme naturel, et ne devienne un saint par l’expiation du Christ, le Seigneur, et ne devienne semblable à un enfant, soumis, doux, humble, patient, plein d’amour, disposé à se soumettre à tout ce que le Seigneur juge bon de lui infliger, tout comme un enfant se soumet à son père » (Mosiah 3:19, italiques ajoutés).
C’est là le véritable combat de la vie : ce n’est pas moi contre Satan, mais le saint en moi contre l’homme naturel en moi. Comme Léhi l’a enseigné (2 Néphi 2:16), nous sommes attirés par les deux. Une partie de moi aime la lumière, une autre partie, l’homme naturel, y résiste.
Dans les temps anciens, des animaux étaient amenés au temple pour y être offerts en holocauste. Je vois cela comme un symbole qui nous invite à faire périr (consumer) le côté animal qui est en nous. Après son sacrifice expiatoire, le Sauveur a dit :
« Vos sacrifices et vos holocaustes cesseront […] Et vous m’offrirez en sacrifice un cœur brisé et un esprit contrit. Et quiconque vient à moi, le cœur brisé et l’esprit contrit, je le baptiserai de feu et du Saint-Esprit […] » (3 Néphi 9:19-20).
L’un des objectifs de l’interrégion du Pacifique pour 2025 est de nous inviter à nous rassembler pour l’ordonnance de la Sainte-Cène. C’est une expérience sacrée et source de guérison où nous nous débarrassons symboliquement de l’homme naturel et l’enterrons. Les prières de Sainte-Cène nous rappellent que le pain et l’eau sont bénis et sanctifiés pour notre âme lorsque nous obéissons aux commandements de notre Père éternel.
Il y a quelques années, ma femme et moi rencontrions des difficultés avec l’un de nos enfants, alors jeune adulte. Une longue série d’événements nous avait laissé épuisés sur le plan émotionnel. Je me souviens avoir dit, à mon grand regret : « J’en ai assez. Je renonce à me faire davantage de souci ». Pendant quelques jours, je me suis senti mieux, détaché, moins stressé, et j’ai pensé avoir trouvé la paix.
Mais ensuite, le dimanche est arrivé.
J’avais récemment lu le discours d’Elder Peter F. Meurs lors de la conférence générale de 2016, intitulé « La Sainte-Cène peut nous aider à devenir saints ». Il proposait cinq façons d’approfondir notre adoration :
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Nous préparer avant de venir
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Arriver en avance
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Chanter le cantique de Sainte-Cène et apprendre des enseignements qu’il contient.
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Participer spirituellement aux prières de Sainte-Cène
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Se souvenir de Jésus lorsque nous prenons les emblèmes de la Sainte-Cène.
J’ai essayé d’appliquer ces enseignements, mais mon cœur était toujours lourd. Puis l’occasion s’est présentée d’apprendre du cantique de Sainte-Cène, dont le deuxième couplet m’a transpercé le cœur :
« En repensant au passé, nous savons que nous devons nous repentir. Le chemin qui mène à toi est la justice, la façon dont tu as mené ta vie. Le pardon est un don de toi, que nous recherchons avec une intention pure ».
Immédiatement, mon cœur s’est tourné non seulement vers le Sauveur, mais aussi vers mon enfant. L’Esprit m’a murmuré : « Appelle-le et dis-lui que tu es désolé, fais-lui savoir que tu l’aimes ».
Après la réunion, je lui ai envoyé un message : « Je vais t’appeler cet après-midi, j’ai besoin de te parler. Réponds-moi, s’il te plaît, je te promets que je ne t’embêterai pas ». Je l’ai appelé et lui ai dit : « Je t’aime, mon fils, pardonne-moi, s’il te plait ». Il y eut un moment de silence, puis je l’entendis dire : « Ah, c’est tout ? Tout va bien, je t’aime aussi. Je suis désolé, comment s’est passée ta journée ? »
Ce moment fut sacré. Ce fut un moment de guérison, c’était le baume du Sauveur, et cela m’est venu parce que j’ai essayé, même imparfaitement, de bâtir sur le roc.
Il n’y a aucune limite à sa capacité à vous aider. Son expiation infinie est pour vous, il vous pardonnera, il vous guérira et il vous relèvera.
Alors, prenez le temps de faire une pause et de réévaluer votre situation. Laissez la Sainte-Cène être votre sanctuaire, laissez le Sauveur être votre force et, lorsque les tempêtes viendront, comme elles viendront sûrement, vous ne tomberez pas, car votre fondation est bâtie sur le roc, qui est Jésus-Christ.