2025
Un pionnier de l’Église en Gambie s’embarque pleinement sur le chemin des alliances
Février 2025


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Un pionnier de l’Église en Gambie s’embarque pleinement sur le chemin des alliances

Lorsque Samuel Owusu Amako a quitté son pays natal, le Ghana, pour se rendre en Gambie dans l’espoir d’obtenir un visa de voyage, il n’aurait jamais imaginé qu’il y passerait le reste de sa vie en participant à l’édification de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Il n’aurait jamais non plus imaginé que les tendres miséricordes du Seigneur l’amèneraient à s’embarquer pleinement sur le chemin des alliances.

Samuel a grandi à Cape-Coast, au Ghana, en tant qu’un adventiste du septième jour dévoué. Il a connu l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours par son ami, Alexander Asare Duodu, un ami de son adolescence qui l’invitait à des services et activités. Le mode de vie et la conduite de son ami Alexander Asare Duodu et celles de Charles Amoah, Ernest Arko, Stephen Amoah et bien d’autres personnes l’impressionnèrent beaucoup. Il commença donc à vivre sa vie en accord avec ces vertus, mais à chaque fois qu’on lui demandait s’il voulait rejoindre l’église, ce qui arrivait souvent, il refusait toujours. Il admettait que la raison de son refus était en partie la peur de le dire à sa mère Amelia Amos, qui était très ferme dans ses croyances. Il n’était donc pas prêt à prendre cet engagement.

Un jour, après avoir reçu une autre invitation à se faire baptisé, il a décidé d’accepter juste pour se libérer des invitations constantes. Cependant, son plan était de ne pas se présenter le jour du baptême. Mais lorsque le jour arriva, comme il l’a expliqué, il « n’a pas réussi à s’enfuir ». Il se fit baptisé par Anthony M. Kaku et confirmé par John K. Buah le 13 décembre 1986.

Une année et un mois après son baptême, Samuel Owusu Amako a été appelé à servir comme missionnaire à plein temps dans la mission d’Accra-Ghana. Il a commencé son service missionnaire en janvier 1988, et à mi-chemin durant son service, en juin 1989, le gouvernement du Ghana a suspendu toutes les activités de l’Église et les réunions publiques. Son service missionnaire ayant été interrompu pendant un certain temps, Samuel est allé enseigner dans une école primaire privée à Cape-Coast. Lorsque la « suspension », comme on appelait les restrictions, a été levé en 1991, il a repris sa mission. Au cours de sa mission, il a rencontré des gens de différentes parties du monde et les histoires de leurs pays l’ont intrigué. Ainsi, après son retour de mission en décembre 1991, il a fait des plans avec certains de ses amis à ses débuts dans l’église, qui avaient eux aussi terminé leurs missions, pour obtenir des visas de voyage et parcourir le monde. L’obtention des visas de voyage vers certains pays qui suscitaient son intérêt et celui de ses amis s’est avéré difficile pendant cette période au Ghana. Ainsi, en novembre 1993, certains de ses amis et lui, y compris son camarade de classe du lycée Albert Frederick Alexander qui avait également rejoint l’église et était un missionnaire de retour, ont quitté le Ghana. Ils sont arrivés en Gambie en décembre 1993, où ils auraient entendu dire qu’il était plus facile d’obtenir des visas de voyage. Son ami Charles Amoah a été le premier parmi eux à se rendre en Gambie.

Chose intéressante, c’est que lorsque Samuel et ses amis ont rejoint leur ami et frère, Charles Amoah, en Gambie, l’intérêt de Samuel de poursuivre son objectif et de partir à l’étranger a considérablement diminué, pour des raisons qu’il admet ne pas savoir et n’a jamais pris la peine de chercher à comprendre. Samuel Owusu Amako a éventuellement abandonné son désir de voyager à l’étranger depuis la Gambie. Il se sentait comme chez lui en Gambie, et il sait maintenant avec sureté que Dieu y en était pour quelque chose.

En Gambie, dans les années 1994, Samuel et ses amis se rencontraient souvent chez son ami Charles Amoah pour prendre le Sainte-Cène et s’édifier mutuellement. À un moment donné, vers la fin de l’année 1994, ils ont rencontré la famille Endecott. Michael Endecott était un membre de l’Église américain qui vivait en Gambie avec sa famille. Ils se sont rencontrés dans la maison de la famille Endecott à plusieurs reprises jusqu’au départ de ces derniers pour les États-Unis. Pendant ce temps, deux des fils de la famille Endecott ont été baptisés en Gambie.

Plus tard, tous les amis à l’exception d’Albert Frederick Alexander, ont quitté la Gambie. Certains sont rentrés au Ghana, tandis que d’autres ont voyagé à l’étranger. Charles Amoah est retourné au Ghana et travaille actuellement comme conseiller dans une présidence de mission à Cape-Coast, au Ghana ; Stephen Amoah s’est rendu aux États-Unis et vit actuellement en Utah avec sa famille. Ernest Arko est malheureusement décédé à Cape-Coast des suites d’une courte maladie lors de l’un de ses séjours au Ghana. Charles Amoah vit actuellement au Ghana.

Samuel, cependant, est resté en Gambie et a trouvé un emploi là-bas, espérant encore, à un moment donné, réaliser son rêve. Au début de son emploi, il a remarqué une belle jeune femme qui travaillait dans un autre service. Comme il le décrit, « mon antenne était allumée », et il s’est enquis d’elle, souhaitant savoir si elle était mariée. On lui a dit avec certitude qu’elle n’était pas mariée, alors il l’a approchée pour l’inviter à un rendez-vous. Elle l’a réfuté en lui disant qu’elle était déjà mariée. En narrant les faits, Samuel a ri et dit : « Elle a menti ! »

La persévérance a payé et ses avances se sont finalement avérées fructueuses. Après une période de fréquentation, Samuel et Fatou Badjan se sont mariés. L’Église n’était pas encore présente en Gambie à cette époque, et Fatou était musulmane, alors ils se sont mariés civilement et ont commencé à élever leur famille là-bas. Mais la foi et le dévouement de Samuel envers le Seigneur n’ont jamais faibli — il savait que le chemin des alliances mène à un scellement au temple. Sans une présence officielle de l’Église en Gambie, Samuel et son ami Albert F. Alexander se sont réunis tous les dimanches avec leurs familles pour prendre la Sainte-Cène. Samuel et son ami invitaient parfois des amis non membres à se joindre à eux. Lorsque les membres se sont installés dans la région et que ses efforts missionnaires ont continué, la petite congrégation s’est agrandie et pendant les 25 années qui ont suivi, Samuel a accueilli des membres de l’église et les amis chez lui pour le culte. Ces efforts n’étaient pas officiels car l’Église n’avait pas de statut juridique en Gambie, et le pays n’avait pas été consacré à l’œuvre du Seigneur.

En juin 2018, Terrence Vinson, le président de l’interrégion d’Afrique de l’Ouest d’alors, accompagné de son conseiller, Marcus Nash, a visité la Gambie. Ils ont rencontré Samuel, sa femme Fatou, ses enfants Sampson, Daniel, Princess Amelia, Hannah, sa sœur Juliana Sandra et son vieil ami, frère, confrère de l’église et missionnaire de retour, Albert Frederick Alexander.

Frère Vinson et Frère Nash les ont autorisés à se réunir en groupe et à tenir des réunions de Sainte-Cène. C’était un moment de joie pour eux. Les deux fils de Samuel, Sampson et Daniel ont été baptisés ensuite par Samuel après la visite des Autorités générales.

L’année 2022 s’est avérée être ce que Samuel décrit comme l’année la plus importante dans l’histoire de l’église en Gambie.

En janvier 2022, le président Hugo Martinez, président de l’interrégion d’Afrique de l’Ouest et son premier conseiller, Frère Larry S. Kacher, ont également visité la Gambie. Ils ont rencontré Samuel et sa famille (la famille Amako) ainsi que le groupe en Gambie.

En février 2022, D. Todd Christofferson du Collège des douze apôtres est venu en Gambie pour consacrer le pays et rencontrer les autorités du gouvernement afin de commencer les démarches pour le statut juridique de l’Église.

Fatou Badjan Amako, l’épouse de Samuel, a finalement rejoint l’Église et a été baptisée en février 2022, peu après la visite du Frère Christofferson.

Enfin, le 10 juin 2022, la branche de Banjul en Gambie a été officiellement organisée avec Samuel Owusu Amako comme premier président de branche. Cette même année en septembre, Daniel Nana Kofi Owusu Amako, le deuxième fils de Samuel, a été appelé comme premier missionnaire de l’Église en Gambie pour servir une mission à plein temps. Il a servi dans la mission du Congo-Brazzaville en Afrique.

Princess Amelia Nana Ama Ahima Amako, la fille aînée de Samuel, a rejoint l’église en octobre 2022 et s’est fait baptisée.

En août 2024, Samuel et les membres de sa branche ont fait le voyage de la Gambie à Accra, au Ghana. Il retournait à l’endroit où il avait commencé son service missionnaire tant d’années auparavant, et où se trouve maintenant un temple, afin que lui et sa famille puissent être scellés dans la maison du Seigneur. Ils y ont rencontré leur fils Daniel, qui rentrait de sa mission au Congo Brazzaville juste à temps pour le scellement.

En dehors de la joie indicible de devenir une famille éternelle, Samuel a expérimenté la douceur supplémentaire et les tendres miséricordes du Seigneur d’une manière très spéciale. Le président du temple d’Accra au Ghana qui a scellé Samuel à sa femme et à ses enfants était Frère John K. Buah, qui était le même missionnaire qui l’avait confirmé comme membre de l’église. Le nouveau président du temple, qui remplacera le président John K. Buah est le président Anthony M. Kaku qui a baptisé Samuel maintenant président Samuel Owusu Amako de la branche de Banjul, la première branche de l’église en Gambie. Selon lui, « Dieu est la boussole infaillible de nos vies ».

Samuel Owusu Amako, l’un des pionniers de l’établissement de l’Église en Gambie, réfléchit aux raisons qui l’ont poussé à se rendre en Gambie – obtenir un visa de voyage pour parcourir le monde, ce qui n’est jamais arrivé. « Comment ai-je pu rater ça ? », a-t-il demandé avec un grand sourire, juste avant de rentrer chez lui avec sa famille. Il sait qu’il a été conduit en Gambie pour un but plus élevé, une mission qui a commencé ce matin froid de décembre 1986, où il « n’a pas réussi à s’enfuir ».