2003
Nous allons à la Primaire
Septembre 2003


D’ami à ami

Nous allons à la Primaire

« Si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux » (Matthieu 18:3).

D’après un entretien de Hilary M.Hendricks avec Robert R. Steuer, des soixante-dix, qui fait actuellement partiede la présidence de l’interrégion nord du Brésil

Ma famille, qui venait de Milwaukee (Wisconsin, États-Unis), est venue habiter Salt Lake City (Utah) alors que j’avais deux ans. Mes parents sont nés en Allemagne et étaient membres de l’Église luthérienne mais, dans mon enfance, beaucoup de mes amis étaient membres de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours.

Un après-midi, mes amis et moi étions en train de jouer ensemble, lorsque l’un d’eux a dit : « Nous allons à la Primaire. Tu veux venir ? » À cette époque, la Primaire se tenait en semaine. J’y suis allé. Les leçons m’intéressaient, et j’aimais être avec mes amis. Je savais que j’étais important pour mon instructrice et les chants de la Primaire me touchaient.

Au bout de quelques semaines, l’instructrice de la Primaire m’a demandé si j’aimerais en savoir davantage sur l’Église. Elle a posé la même question à mes parents. Les missionnaires de la paroisse sont venus chez nous. Mes parents ont décidé de ne pas se joindre à l’Église, mais ils voyaient bien que j’en avais envie et ont dit que je pouvais me faire baptiser. Après mon baptême, j’ai continué à aller à la Primaire avec mes amis, mais je n’allais que de temps en temps aux réunions du dimanche.

Lorsque j’ai eu 12 ans, mon évêque m’a dit que j’avais l’âge de devenir diacre. Il m’a expliqué que notre Père céleste donne son pouvoir dans l’Église grâce à la prêtrise. Si je gardais les commandements, je pourrais agir pour Jésus-Christ : distribuer la Sainte-Cène, prêcher l’Évangile et, plus tard, donner des bénédictions de la prêtrise pour aider les gens malades ou affligés. J’avais envie d’avoir la prêtrise et de devenir ce genre de garçon. J’ai dit que je viendrais aux réunions du dimanche et m’efforcerais de ne pas manquer.

Rapidement, on m’a préparé à devenir diacre et mes parents sont venus assister à mon ordination. Je me souviens du dimanche suivant, lorsque j’ai distribué la Sainte-Cène pour la première fois. J’avais reçu la tâche d’apporter le pain à l’évêque et à toutes les personnes qui se trouvaient sur l’estrade. Pendant que je gravissais les marches, le plateau de la Sainte-Cène s’est détaché de la poignée, et plateau et pain sont tombés par terre. J’avais l’impression que l’univers tout entier avait les yeux fixés sur moi. L’évêque s’est approché, a entouré mes épaules de son bras et a chuchoté : « On va simplement ramasser ce pain et le remettre sur le plateau. Ensuite, tu t’assiéras ici jusqu’à ce que les autres aient fini de distribuer le pain, et tu pourras distribuer l’eau. » Heureusement, j’ai distribué l’eau sans aucun problème. La gentillesse et la chaleur de l’évêque m’ont aidé à ne pas me sentir gêné. J’ai éprouvé beaucoup d’amour pour lui, et j’étais content qu’il soit mon évêque.

Alors que j’étais prêtre, notre consultant de collège nous a promis que, si nous cessions de faire nos devoirs scolaires le dimanche et que nous nous mettions à étudier les Écritures, nos notes s’amélioreraient et que nous acquerrions un témoignage de Joseph Smith, le prophète. J’avais très fortement l’impression que si je répondais à l’invitation lancée par mon consultant, je serais béni toute ma vie. Mon étude de l’Évangile m’a aidé à apprendre que Joseph Smith était un prophète de Dieu, qui a rétabli l’Église dans les derniers jours.

Tout au long de ma jeunesse, mes dirigeants, dans l’Église, ont veillé sur moi. Comme ma mère est morte quand j’avais 15 ans et que mon père souffrait d’une grave maladie, j’ai dû travailler de nuit pour gagner de l’argent et aller au lycée dans la journée. Je voulais faire une mission à plein temps, mais je ne savais pas comment je pourrais mettre assez d’argent de côté pour ça. Alors, le président du collège des anciens de ma paroisse m’a dit que le collège m’aiderait à couvrir les frais de ma mission. J’étais heureux et reconnaissant qu’ils m’aident à partir en mission. Avec leur aide, j’ai fait une mission au Brésil. Des années plus tard, ma femme et mes enfants m’ont accompagné au Brésil, où j’ai été appelé comme président de mission.

Je vous recommande à tous, vous, les enfants de l’Église, d’observer la façon dont vos dirigeants vivent l’Évangile. Dans vos paroisses et vos branches, il y a beaucoup de saints qui croient en Jésus-Christ et s’efforcent d’obéir à ses enseignements. En suivant leur exemple, vous grandirez et deviendrez vous-mêmes des dirigeants justes. Développez votre sens du bien et du mal ; faites attention à ce que vous ressentez lorsque vous allez à la Primaire. Invitez vos amis aux activités de l’Église et de la Primaire. Eux aussi peuvent entendre parler de Jésus-Christ et apprendre à l’aimer, comme je l’ai fait lorsque j’étais enfant.