Conférence générale
L’amour expiatoire de Jésus-Christ
Conférence générale d’octobre 2025


14:33

L’amour expiatoire de Jésus-Christ

La guérison et le pardon ne sont complets que dans l’amour expiatoire de Jésus-Christ.

J’exprime mon amour pour le président Nelson et ma reconnaissance pour l’influence remarquable qu’il a exercée sur chacun de nous. En notre nom à tous, je remercie Dieu d’avoir préservé et magnifié la noble vie de frère Oaks.

Année après année, je ressens un amour de plus en plus grand pour notre Sauveur, Jésus-Christ, et pour son expiation miséricordieuse. Son sacrifice suprême, par lequel il a remporté la victoire sur la mort et le péché, est la contribution la plus importante de toute l’histoire de l’humanité. La compréhension de son don divin représente pour moi un apprentissage céleste infini, qui se poursuivra au-delà de la tombe.

Le Seigneur Jésus-Christ

La puissante compassion du Sauveur lorsqu’il pardonne les péchés et guérit les blessures causées par les péchés d’autrui est une manifestation des plus miraculeuses de l’amour de Dieu.

Mon désir est d’offrir de l’espoir aux personnes qui recherchent le pardon pour des péchés graves et du réconfort à celles qui recherchent la guérison des blessures profondes causées par les péchés graves d’autrui.

La guérison et le pardon ne sont complets que dans l’amour expiatoire de Jésus-Christ.

La foi en Jésus-Christ

Si vous avez commis des péchés graves et que vous êtes actuellement sur le chemin du repentir, ou avez le désir de vous repentir pleinement et de ressentir la joie ineffable du pardon, sachez que ce miracle vous attend. Le Sauveur nous lance continuellement cet appel : « Venez à moi. »

Le fait de renforcer votre foi en notre Sauveur, Jésus-Christ, revigorera le désir de votre âme de le connaître, de croire en lui et de lui abandonner votre cœur. Concernant son propre pardon, Énos a demandé : « Seigneur, comment cela se fait-il ? » Le Seigneur a répondu : « À cause de ta foi au Christ, que tu n’as encore jamais entendu ni vu. »

Moroni a ajouté : « Et si vous vous refusez toute impiété et aimez Dieu de tout votre pouvoir, de toute votre pensée et de toute votre force, alors sa grâce vous suffit. »

Vous détourner du péché, vous tourner vers Dieu et renforcer votre foi en Jésus-Christ est un beau début. Soumettre humblement votre volonté à Dieu implique de confesser vos péchés graves à votre évêque ou à votre président de branche, mais votre pardon complet vient du Sauveur. Le pardon est un don divin qui nous est offert par la grâce de Jésus-Christ.

L’honnêteté

Le désir de revenir véritablement à Dieu s’accompagne de la détermination d’être complètement honnête avec votre Père céleste, avec vous-même, avec les personnes que vous avez blessées et avec votre dirigeant de la prêtrise. Votre Père céleste se réjouit de votre détermination à venir à lui le cœur brisé et l’esprit contrit. Avoir l’esprit contrit signifie se remettre humblement entre les mains de Dieu ; avoir le cœur brisé produit ce que l’apôtre Paul a décrit comme la « tristesse selon Dieu », un profond désir de l’âme de revenir à lui, quel qu’en soit le prix.

Réparer ce qui est brisé

Ce désir ardent vous amène à vouloir réparer ce que vous avez brisé. Néanmoins, réalisant qu’il y a des choses que vous n’avez pas le pouvoir de réparer, vous priez avec ferveur que le Seigneur, par sa grâce, guérisse les personnes que vos actions ont blessées.

Les effets d’un péché grave sur autrui sont souvent douloureux et difficiles à surmonter. Suivez-vous l’exemple des fils de Mosiah, qui « s’efforç[aient] avec zèle de réparer tout le mal qu’ils avaient fait » ? Parlez avec des personnes que vous respectez de ce que vous ne voyez peut-être pas.

Alors que je préparais ce discours, j’ai reçu un courriel inattendu d’un homme qui était en train de se repentir et qui désirait revenir à l’Église. Son ex-femme souffrait encore de la perte « de [leur] mariage éternel, [des difficultés liées aux enfants], de la perte de sécurité financière, […] de l’incapacité à faire face aux dépenses [et] du sentiment profondément oppressant d’avoir été trahie ».

Il m’a raconté que son dirigeant de la prêtrise « s’était senti poussé à [lui demander] de réfléchir, à l’aide de la prière, à ce qu’il [pouvait faire de plus pour son ex-femme et ses enfants] ». Avec sa permission, je vais vous lire une partie de son courriel :

« J’ai [d’abord] pensé que [la somme d’argent] que j’avais donnée lors du divorce était plus que généreuse, mais mon président de branche m’a encouragé à jeûner et à prier à ce sujet. […]

« Au début, j’avais du mal à accepter l’idée d’une restitution supplémentaire. Comme mes péchés n’étaient pas d’ordre financier, je me demandais ce que signifiait réellement ‘une restitution généreuse’, [mais] je me suis vite rendu compte qu’il ne s’agissait pas seulement d’argent.

« Mes dirigeants de la prêtrise ont parlé avec [mon ex-femme] et mes enfants, et se sont rendu compte qu’ils étaient toujours en difficulté ; ils n’étaient pas guéris.

« Mon nouvel objectif était d’avancer avec foi. […] J’ai simplement exprimé mon désir d’aider sans aucune condition. […] J’ai décidé d’[envoyer à mon ex-femme un montant spécifique] chaque mois. [Ce montant] représentait une part importante de mon salaire net. Juste avant d’effectuer le premier versement, le Seigneur [m’a fait comprendre que je devais] payer [le double de ce montant].

« J’ai appris que la restitution n’est pas seulement une question d’argent. Il s’agit de consacrer humblement ma vie au Seigneur. […] L’argent aide à remplacer ce que j’ai pris à ma famille à cause de mes mauvais choix. Il s’agit de faire et de tenir des promesses sans rien attendre en retour, et de permettre [à mon ex-femme] de ne pas se soucier des factures à payer afin qu’elle puisse rechercher la compagnie de l’Esprit. »

Vos efforts pour réparer ce que vous avez brisé ne sont pas forcément d’ordre financier, mais, en tenant humblement conseil avec le Seigneur, vous découvrirez peut-être que vous pouvez faire plus.

L’approbation divine graduelle

Tandis que vous recherchez le pardon du Seigneur, soyez patient en attendant sa pleine approbation. Réfléchissez à ce passage des Écritures :

« Ils s’humilièrent dans les profondeurs de l’humilité ; et ils crièrent à Dieu avec force ; oui, […] toute la journée. [Mais] le Seigneur était lent à entendre leur cri à cause de leurs iniquités. »

« Néanmoins, le Seigneur entendit leurs cris, et commença […] à alléger leurs fardeaux ; [et] ils commencèrent à prospérer peu à peu. »

Soyez patient, tandis que le Seigneur vous donne peu à peu sa bénédiction et son approbation.

En son temps, vous sentirez la voix du Seigneur vous dire : « Ne laiss[e] plus ces choses-là te troubler. » Un jour, si vous continuez à vous tourner vers le Sauveur, votre Père céleste enlèvera « la culpabilité de [v]otre cœur, par les mérites de son Fils ».

Blessé et en souffrance

À vous qui avez été injustement blessés par les péchés graves d’une autre personne, je désire exprimer l’amour et la compassion du Sauveur, son réconfort et sa paix.

Le Sauveur est conscient de la tristesse que vous avez ressentie, du chagrin, de la perte, du sentiment étouffant de trahison et de l’effondrement de la vie que vous pensiez mener — je vous donne mon assurance absolue qu’il vous connaît et vous aime. Tendez la main vers lui ! Il est votre réconfort et votre force : il enverra ses anges pour vous soutenir. Quand votre douleur disparaîtra-t-elle ? Quand votre chagrin sera-t-il apaisé et les souvenirs indésirables oubliés ? Je ne sais pas. Mais je sais ceci : il a le pouvoir de faire naître la beauté à partir des cendres de votre souffrance.

Nos frères et sœurs bien-aimés de Grand Blanc, dans le Michigan, avec leur foi inébranlable en Jésus-Christ, leur courage et leur générosité, ont reçu, et recevront abondamment, dans les semaines et mois à venir, l’amour et la grâce incomparables du Sauveur.

Si vous continuez à placer votre confiance en lui, vos nuages obscurs et vos sanglots angoissés dans la nuit se transformeront en un flot de larmes de joie et de paix dans la lumière du matin. « Votre tristesse se changera en joie. […] Et nul ne vous ravira votre joie. » Ce moment viendra. Je témoigne qu’il viendra.

Dallin<nb/>H. Oaks

On peut trouver l’amour expiatoire de Jésus-Christ dans les situations les plus difficiles. Néanmoins, nous avons tous constamment besoin de la grâce expiatoire de notre Sauveur. Dallin H. Oaks a enseigné : « Grâce à l’Expiation qu’il a accomplie dans la condition mortelle, notre Sauveur peut réconforter, guérir et fortifier tous les hommes et toutes les femmes de partout, mais je crois qu’il ne le fera que pour les personnes qui le cherchent et demandent son aide. Comme l’a dit l’apôtre Jacques : ‘Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera’ (Jacques 4:10). Nous nous qualifions pour cette bénédiction quand nous croyons en lui et prions pour recevoir son aide. »

Robert<nb/>E. Wells avec Neil<nb/>L. Andersen

Robert E. Wells

Mon cher ami et soixante-dix Autorité générale émérite, Robert E. Wells, aujourd’hui âgé de 97 ans, m’a donné la permission de raconter l’expérience qu’il a vécue il y a plus de 60 ans.

Alors qu’il vivait au Paraguay en 1960 et travaillait comme banquier international, Robert Wells, alors âgé de 32 ans, et sa femme, Meryl, étaient chacun aux commandes de deux avions distincts, alors qu’ils rentraient chez eux en provenance d’Uruguay. Passant à travers d’épais nuages, Robert et Meryl ont perdu le contact visuel et radio l’un avec l’autre. Robert a atterri rapidement et a appris que l’avion de sa femme s’était écrasé. Ni sa femme ni les deux amis qui l’accompagnaient n’avaient survécu. Leurs enfants, âgés de sept, cinq et deux ans, étaient chez eux à Asunción.

La famille Wells

Frère Wells a décrit son chagrin en ces termes :

« Les mots seront toujours insuffisants pour exprimer la douleur qui s’est emparée de moi, consumant mes émotions et engourdissant mes sens. Des larmes de tristesse profonde ne cessaient de couler. Comme si cela ne suffisait pas, alors que mon esprit luttait pour faire face à la terrible prise de conscience du décès de ma femme, je me suis senti accablé d’une immense culpabilité, convaincu que j’étais responsable de l’accident. »

Robert s’en voulait de ne pas avoir fait inspecter l’avion plus minutieusement et de ne pas avoir donné à sa femme davantage d’instructions sur l’utilisation des instruments de navigation en vol. Il se sentait coupable de négligence.

Il a dit :

« Mon esprit est entré dans un état de confusion sombre. […] J’existais simplement, [pour le bien des enfants], mais rien de plus. »

« J’avais […] perdu le désir de vivre. »

Finalement, Robert a été béni par une expérience profondément spirituelle. Il raconte :

« Un soir, environ un an plus tard, alors que j’étais à genoux en prière, un miracle s’est produit. Tandis que je priais et suppliais mon Père céleste, j’ai senti que le Sauveur venait à mes côtés, et j’ai entendu une voix audible dire ces mots à mon âme et à mes oreilles : ‘Robert, mon sacrifice expiatoire a payé pour tes péchés et tes erreurs. Ta femme te pardonne. Tes amis te pardonnent. Je vais alléger ton fardeau.’

« À partir de ce moment et de manière extraordinaire, j’ai été soulagé [de mon désespoir] et du fardeau de la culpabilité. J’avais été secouru ! J’ai immédiatement compris la puissance universelle de l’expiation du Sauveur, et […] qu’elle s’appliquait directement à moi. […] J’ai […] ressenti une lumière et une joie que je n’avais jamais connue auparavant. J’avais reçu un don sans contrepartie : le don de la grâce du Seigneur. […] Je n’avais aucun mérite, je n’avais rien fait pour justifier une telle faveur, mais il me l’a quand même accordée. »

Puissions-nous tous être « sanctifiés dans le Christ, par la grâce de Dieu, grâce à l’effusion du sang du Christ, [devenant] saints, sans tache ».

Je témoigne de l’amour, de la miséricorde, et de la grâce de notre Sauveur et Rédempteur. Il vit. Nous lui appartenons, nous sommes enfants de l’alliance. Si nous croyons en lui, le suivons et lui faisons confiance, il nous délivrera de nos peines et de nos péchés. Puis, après cette vie mortelle, dans la maison de notre Père, nous vivrons avec lui pour toujours et à jamais. Au nom de Jésus-Christ. Amen.