Que faire pour que les épreuves affinent notre foi au lieu de la détruire ?
Nous pouvons faire le choix de nous rapprocher du Christ grâce à nos difficultés.
Récemment, ma paroisse a été endeuillée par la perte d’un jeune adulte seul remarquable. En allant rendre visite à sa mère avec ma présidence de la Société de Secours, j’ai réfléchi à ce que je pourrais lui dire. J’ai prié pour que le Seigneur m’inspire un message édifiant qui l’aiderait à ressentir son réconfort.
Lorsque nous sommes arrivées, j’ai vu à quel point elle était effondrée. Elle avait toujours été si joyeuse et fidèle, mais maintenant, son témoignage semblait s’affaiblir.
Au lieu de donner un message, j’ai simplement senti que je devais la serrer longuement et chaleureusement dans mes bras. Mon cœur était rempli de compassion pour elle et je voulais qu’elle sente que notre Père céleste l’aimait et qu’il était conscient de son chagrin.
Cette expérience m’a rappelé qu’il y a des moments dans la vie où nos difficultés peuvent nous faire douter que notre Père céleste est vraiment là pour nous. Lorsque sa volonté diverge du résultat que nous souhaitons, cela peut ébranler notre foi et notre confiance en lui, en particulier dans les moments de chagrin ou de douleur.
Il faut beaucoup de foi et de courage pour accepter la volonté de notre Père céleste plutôt que la nôtre, surtout lorsque celle-ci nous blesse le cœur. En rentrant chez moi après avoir rendu visite à cette mère affligée, je me suis souvenue de ces paroles du président Ballard :
« Je vous supplie de prendre la responsabilité de votre témoignage. Travaillez-y. Assumez-le. Prenez-en soin. Nourrissez-le afin qu’il grandisse. […]
« [Puis] voyez les miracles s’accomplir dans votre vie. »
J’ai finalement compris que c’est en renforçant mon témoignage que je pourrai espérer en l’amour de Dieu lorsque je serai confrontée à des épreuves. Je sais qu’il a mon bien-être à cœur et qu’il m’aidera dans les moments difficiles.
Cependant, comment pouvons-nous ressentir cela quand nous éprouvons tant de souffrance ?
Affiner ma foi
En réfléchissant aux expériences de ma vie et à la manière dont mon témoignage s’est enrichi au fil des épreuves, je me suis rendu compte qu’il y avait quelques éléments spécifiques que j’avais mis en pratique lorsque j’étais confrontée à des difficultés :
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Voir les épreuves avec une perspective éternelle : cela peut être difficile lorsque nous éprouvons des émotions douloureuses et sommes confrontés à des épreuves. Cependant, à travers mes difficultés, je me suis efforcée de voir les choses comme Dieu les voit et cela m’a aidée à renforcer ma foi en Jésus-Christ et en son pouvoir habilitant.
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Le chercher en tout temps : il semble que ce soit dans les moments les plus difficiles de ma vie, que j’ai prononcé les prières les plus sincères, que j’ai étudié le plus les vérités de l’Évangile et que je me suis efforcée de rechercher et d’appliquer davantage les conseils des prophètes anciens et modernes. Mais le fait de faire ces mêmes choses dans les bons moments m’a aidée à me rapprocher du Sauveur au lieu de me détourner de lui quand les choses deviennent difficiles. Nous pouvons tous faire le choix de le rechercher, que ce soit dans les moments de difficulté ou bien de paix, ce faisant, nous nous rappellerons toujours l’amour parfait de notre Père céleste.
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Se souvenir des miracles avec gratitude : par-dessus tout, me souvenir des nombreux miracles petits et grands que le Seigneur m’a accordés m’encourage toujours à lui faire confiance et à garder ma foi ferme dans les moments difficiles. En fait, les miracles de guérison qu’il m’a accordés font que je veux me battre pour que ma foi en Jésus-Christ reste forte. Il a tant fait pour moi et a accompli tant de miracles dans ma vie. Je veux lui témoigner ma gratitude pour tout ce qu’il a fait pour moi.
Prendre en charge notre témoignage
Mon courage, ma foi et ma confiance dans le Seigneur ne sont pas parfaits, mais je m’efforce de les perfectionner. Je sais que notre Père céleste m’a donné la force de rester fidèle dans les moments difficiles, même lorsque j’ai du chagrin ou que les bénédictions pour lesquelles je prie ne viennent pas au moment où je le voudrais.
J’ai décidé de faire en sorte que les difficultés et la peine que j’éprouve dans ma vie édifient mon témoignage de Jésus-Christ au lieu de le briser. Le feu du fondeur est difficile à traverser, mais il nous aide vraiment à comprendre notre Sauveur et à lui ressembler davantage si nous choisissons de le laisser faire.
La mère à qui j’ai rendu visite n’avait pas perdu son témoignage, mais elle avait du mal à voir la bonté de Dieu à travers son chagrin. Je me suis rendu compte que le fait de lui montrer, par cette étreinte, que je l’aimais et que notre Père céleste l’aimait était suffisant à ce moment-là.
Comme Alan T. Phillips, des soixante-dix, nous l’a rappelé : « Vous êtes [l’enfant de notre Père céleste]. Si vous vous sentez perdu, si vous avez des questions ou si vous manquez de sagesse ; si vous luttez avec vos épreuves ou si vous êtes en proie à des dissonances spirituelles, tournez-vous vers lui. Priez-le pour obtenir du réconfort, de l’amour, des réponses et pour être guidé. Quel que soit le besoin et où que vous soyez, épanchez votre cœur auprès de votre Père céleste. »
Il est toujours difficile de se libérer de notre tendance naturelle à être en colère ou frustré contre notre Père céleste lorsque les choses ne vont pas comme nous le souhaitons. Cependant je vous promets que si vous continuez à voir les choses avec une perspective éternelle, à rechercher notre Père céleste et Jésus-Christ, et à vous souvenir des miracles qu’ils ont accomplis pour vous, votre foi ne faiblira pas. Vous verrez davantage de miracles, comme l’a promis le président Nelson.
J’ai le témoignage personnel que le fait de prendre en charge notre témoignage nous aidera à traverser les moments les plus difficiles.