2025
Un élément de soutien au tableau de son épreuve
Le Liahona, décembre 2025


La vie des saints des derniers jours

Un élément de soutien au tableau de son épreuve

Comme je sais que notre Père céleste sait toujours ce dont on a besoin, même quand nous ne le savons pas ou n’en sommes pas sûrs, lorsque je prie, je lui demande de bénir les gens avec ce dont ils ont besoin, parce que je suis convaincue que lui, il sait.

Il y a quelque temps, j’ai pensé à une amie proche dont je n’avais pas eu de nouvelles depuis un moment et je me suis sentie poussée à prier pour elle, et aussi pour sa famille ; pour son mari, pour ses enfants, citant chacun par leur nom, sans trop savoir pourquoi.

J’ai décidé de l’appeler la semaine suivante, et il se trouvait qu’elle avait eu des semaines compliquées, car une de ses petites filles avait reçu un diagnostic qui allait changer sa vie pendant un séjour à l’hôpital.

Je lui ai témoigné que je m’étais sentie poussée à prier pour elle et que je l’avais fait sans savoir pourquoi, mais que maintenant je savais.

Elle m’a alors répondu avec beaucoup d’émotion que si je l’avais appelée la semaine précédente elle n’aurait pas répondu parce qu’elle était dépassée par les évènements, les émotions et le manque de sommeil ; mais qu’elle avait souhaité ardemment que quelqu’un se soucie d’eux, prie pour eux et pense à eux ; et il se trouve que ça a été moi.

L’expérience qu’elle avait vécue à l’hôpital faisait écho à celle que j’avais moi-même vécue avec mon jeune fils, admis en unité intensive à tout juste 18 mois pour des problèmes respiratoires. J’étais donc familière du bruit des machines, des interruptions des docteurs, des termes médicaux qu’on ne connait pas mais qu’il faut assimiler rapidement sans ménagement.

Tandis qu’elle s’ouvrait à moi sur son propre fardeau, elle me dit qu’elle savait que je pourrais comprendre, et que, dans ces moments terribles, elle avait pensé à moi et avait compris ce que j’avais vécu, et n’avait pas idée du besoin qu’elle avait alors de s’ouvrir et du bien que cela lui ferait.

Lorsque j’ai raccroché, mon cœur débordait de reconnaissance, parce que le calendrier de Dieu est toujours le meilleur ; et en suivant l’inspiration qu’il m’avait donnée, il m’a été permis de devenir un élément de soutien au tableau de son épreuve.

Dieu fait toujours de la place pour nous.

Dieu libère toujours de son temps pour nous.

Et parfois, cela se fait à travers des petites mains terrestres, parce qu’il se soucie vraiment de nous individuellement.

Quand on se soucie vraiment des autres, tel que le demande le commandement « Aimez-vous les uns les autres », que l’on sert Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa pensée, de toute sa force, quand on comprend vraiment cela et qu’on le met en pratique, on devient très régulièrement une extension de l’amour de Dieu pour les gens. Comme le dit Néphi : « Une flèche que Dieu cache dans son carquois. »