2025
L’inspiration qui m’a amenée à jeûner pour des citrouilles
Juillet 2025


Tiré de JA hebdo

L’inspiration qui m’a amenée à jeûner pour des citrouilles

L’auteure vit en Australie-Occidentale.

Quand j’ai voulu aider ma famille, le Saint-Esprit m’a indiqué comment m’y prendre.

citrouille dans un champ

Pendant longtemps, mon père a été directeur adjoint d’une exploitation agricole. Il travaillait dur et rêvait d’acheter un jour la sienne.

Son courage et son ardeur m’ont inspirée, surtout après mon départ en mission au Japon. J’ai trouvé de la force et de la motivation en pensant à son exemple.

Un jour de préparation, quand mon père m’a dit qu’il avait enfin acheté sa propre exploitation agricole, j’ai été très heureuse pour lui. Il avait investi beaucoup d’argent dans la culture des citrouilles et m’a dit qu’elles allaient grossir en six semaines. Il éprouvait tant de joie à l’idée d’atteindre enfin son but.

Mais rien ne s’est pas passé comme prévu.

Mon jeûne pour les citrouilles

Quelques semaines après avoir appris que mon père était propriétaire de sa propre exploitation, la pandémie de COVID-19 a frappé et j’ai été soudainement relevée de ma mission. Cependant, je n’ai pas pu rejoindre ma famille à cause des confinements en Australie. J’ai dû m’isoler pendant deux semaines avant de rentrer chez moi. Je ne me suis jamais sentie aussi seule.

Pendant cette période d’isolement, mon père m’a appelée. J’ai tout de suite senti qu’il était triste. Quatre semaines s’étaient écoulées depuis qu’il avait planté ses citrouilles, mais elles étaient frêles et minuscules, plus petites que ses poings. Il craignait de perdre l’argent qu’il avait investi dans sa nouvelle exploitation.

Mon père est un homme bon, honnête et humble. L’entendre si bouleversé m’a fait fondre en larmes ce soir-là. J’avais le cœur brisé parce que je n’étais pas auprès de ma famille pour offrir mon soutien. C’était tellement injuste que mon père ait travaillé si dur en vain.

J’ai prié mon Père céleste et je lui ai demandé ce que je devais faire. À ce moment-là, j’ai clairement ressenti

que je devais jeûner pour les citrouilles.

J’ai d’abord trouvé l’idée ridicule. Jeûner pour des citrouilles ? Je doutais que cela change quoi que ce soit à la situation. Cependant, j’ai ensuite repensé aux nombreux jeûnes que j’avais effectués pendant ma mission et aux miracles qui en avaient découlé. C’était parfois pour de petites choses, comme savoir quoi dire pendant que j’enseignais ou simplement faire grandir mon amour pour les personnes que je servais, mais le jeûne avait quand même fait une différence.

Un mercredi, pendant mon isolement, j’ai donc décidé de jeûner pour les citrouilles.

J’ai aussi jeûné pour que ma famille et moi ressentions l’amour du Sauveur pendant cette période difficile.

Quelques semaines plus tard, je suis enfin rentrée à la maison. Quand mon père m’a emmenée dans ses champs, j’ai vu des centaines d’énormes citrouilles. Elles étaient gigantesques ! C’était un vrai miracle. Je nʼen revenais pas.

À ce moment-là, j’ai senti que notre Père céleste se souciait de ma famille.

Inviter l’amour pur du Christ dans notre famille

Ce miracle n’a pas seulement fait pousser les citrouilles (j’ai encore mal aux bras rien que de penser à la récolte). Pour moi, le vrai miracle, c’était l’amour que Jésus-Christ peut insuffler dans notre foyer et dans notre famille lorsque nous agissons avec foi.

Je sais que notre Père céleste est conscient de tout ce que nous vivons au sein de notre famille. Il est conscient de nos inquiétudes et de nos difficultés et nous aide à exprimer notre amour quand nous le lui demandons. Il savait même qu’un champ de citrouilles en apparence insignifiant était important pour ma famille et m’a permis de canaliser mon amour pour elle d’une manière personnelle et miraculeuse.

Tamara Runia, première conseillère dans la présidence générale des Jeunes Filles, a récemment prononcé ces sages paroles :

« Prenons du recul pour considérer nos relations familiales comme le moyen puissant de nous enseigner les leçons que nous sommes venus apprendre ici-bas en nous tournant vers le Sauveur.

« Admettons que dans ce monde déchu, il n’existe pas de moyen d’être parfait, qu’il s’agisse d’un conjoint, d’un parent, d’un fils, d’une fille, d’un petit-enfant, d’un mentor ou d’un ami, mais qu’il existe des millions de façons de faire preuve de bonté. […] En édifiant les personnes qui nous entourent, nous nous élevons avec elles. »

Il n’y a pas de famille parfaite. Mais lorsque nous invitons notre Père céleste et Jésus-Christ dans notre foyer et notre famille, ils nous montrent comment nous aimer plus parfaitement et nous aident à obtenir des miracles.