2024
Mon « Orange de Noël » !
Décembre 2024


Perfectionnement des saints

Mon « Orange de Noël » !

Comme le chantait si bien Charles Aznavour, le célèbre poète et chanteur français : « Il est un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre. »

Le temps dont je parle est le temps de l’Orange de Noël qui était distribuée à l’époque de mes cinq ou six ans, vers 1953. C’était le moment des oranges que l’on ne trouvait d’ailleurs qu’en cette saison, du moins pour ma famille et moi.

Ce fut aussi pour moi la période où j’ai fait connaissance avec l’esprit de Noël, manifestation merveilleuse, dès que je reçus les rudiments de la foi chrétienne enseignés par mes parents dans un premier temps selon les traditions du pays, puis que j’approfondis ensuite au catéchisme.

Malgré les frimas de l’hiver, la basse température, nous allions à la messe de minuit en parcourant plusieurs kilomètres à pieds en pleine nuit sur un sol gelé, souvent enneigé, pour aller célébrer la naissance de l’Enfant Jésus, né modestement dans la mangeoire d’une étable, vu qu’il n’y avait aucune place de disponible ailleurs qu’en cet humble endroit de Bethléem.

J’ai ainsi appris que cet enfant qui reçut les Rois mages venus de très loin pour l’adorer, en suivant une nouvelle étoile qui apparut à sa naissance, allait devenir le « Sauveur de l’humanité », prédit depuis des siècles dans les Saintes Écritures, pour qui voulait faire l’effort de suivre les enseignements de son évangile d’amour.

Je suis reconnaissant de pouvoir suivre la voix du « Berger de Nazareth », en m’imprégnant de ses enseignements, en obéissant à ses commandements, qui sont le socle de l’Église qui porte son nom de nos jours.

Mais revenons à mon Orange de Noël…

L’après-midi de la veille des vacances, les élèves étaient rassemblés dans la cantine de l’école pour déguster ce que nous appelons maintenant un « goûter » : un bol de lait chaud sucré ayant un goût bizarre, indéfinissable.

À la sortie du réfectoire, il nous était distribué une « Orange et deux caramels » pour marquer l’évènement du « Berger de Nazareth ».

Je mangeais les deux bonbons en sortant de l’école et je remettais l’orange à ma mère pour qu’elle me la redonne le jour de la nativité. Le jour en question je la dégustais parcimonieusement.

Cela vous paraîtra peut-être ridicule, mais comme elle était bonne « mon Orange de Noël » ! Aujourd’hui, plusieurs décennies après, je ne retrouve plus le goût savoureux de l’orange de cette époque.

En grandissant je pris conscience que Noël était avant tout une fête familiale très spéciale pour les croyants chrétiens du monde entier, pour laquelle tous les membres de la famille font leur possible pour se rassembler, venant parfois de très loin.

J’émets le vœux que l’Esprit de Noël en notre époque troublée, reste toujours présent parmi tous les chrétiens de la terre, dirigeant constamment nos regards vers l’étoile du Berger de Nazareth (Jésus-Christ), afin de nous aider à rester sur le chemin des alliances.

Je témoigne personnellement, au nom du Sauveur de l’humanité, que si nous faisons les efforts nécessaires pour cela, nous conserverons notre foi, tenant fermement la barre du témoignage, laissant Dieu prévaloir au quotidien…