Réunions spirituelles de 2024
Leçons apprises en tant que jeunes adultes


29:27

Leçons apprises en tant que jeunes adultes

Réunion spirituelle mondiale pour les jeunes adultes

Dimanche 5 mai 2024

Introduction

Carlos A. Godoy : Merci d’être ici avec nous aujourd’hui, dans ce lieu merveilleux et historique. C’est un honneur pour nous d’être là. Merci de vous joindre à nous depuis les quatre coins du monde. Nous aimons la compagnie des jeunes adultes. Votre rôle dans l’Église est essentiel et vous vivez une période cruciale de votre existence. Les décisions que vous prenez aujourd’hui auront un impact immense sur votre avenir. Ce soir, nous espérons donc ajouter des éléments utiles aux nombreux excellents messages que vous avez déjà reçus au cours d’autres réunions spirituelles.

Je suis heureux d’être accompagné de Chad et Kristi Webb, et de Clark et Christine Gilbert. Merci de vous joindre à nous aujourd’hui.

Je suis également enchanté d’avoir Mônica à mes côtés pour cette réunion spirituelle. Nous utiliserons une méthode d’enseignement en équipe et j’espère que cela vous plaira.

Pendant cette réunion, nous allons présenter une courte vidéo animée produite par l’Église qui nous décrit étant jeunes. Mônica et moi avions alors à peu près votre âge.

À l’aide de cette vidéo, nous espérons vous enseigner certains principes qui peuvent s’appliquer à votre vie actuelle. C’est une vidéo qui dure cinq minutes et présente différents moments de notre vie. Regardez-la attentivement et essayez de relever les principes auxquels vous pensez pouvoir vous identifier. Nous reviendrons ensuite pour discuter de certains de ces principes. C’est d’accord ?

[vidéo]

Je ne recherchais pas du tout l’Évangile ni une église. J’avais seize ans, et un ami de mon frère aîné est venu à la maison pour inviter nos sœurs cadettes à une activité de l’Église car il pensait que mon frère et moi n’étions pas du genre à aller à l’Église. Lorsque nous sommes arrivés là-bas, les jeunes participaient à une activité très simple. Ils riaient et semblaient beaucoup s’amuser. Je me suis demandé : « Pourquoi sont-ils si heureux ? »

Deux jours plus tard, je recevais les discussions missionnaires à l’église car ma famille ne trouvait pas vraiment d’intérêt à y participer. L’Évangile me rendait heureux. J’ai su qu’il était vrai, et ce suffisamment pour être baptisé sans la présence de mes parents. Mais j’ai eu du mal à me sentir à ma place.

Je n’avais pas d’amis, alors je restais là, à l’arrière de la salle de culte, à regarder et écouter, puis je rentrais chez moi. On peut faire ça pendant un certain temps, mais si on n’a pas d’amis, on a beau savoir que c’est vrai, c’est difficile ; surtout si nos amis non-membres nous incitent à nous éloigner de l’Église.

Un dimanche, je suis allé à l’église en me disant que ce serait probablement la dernière fois, et j’y ai trouvé des personnes en train de remplir des formulaires. J’ai demandé de quoi il s’agissait.

On m’a répondu : « C’est pour une conférence de jeunesse. Tu devrais y aller. »

J’ai dit : « D’accord, je vais essayer. » Quelque temps plus tard, à la conférence de jeunesse, tous ces jeunes jouaient, chantaient et dansaient lorsque, soudain, quelqu’un a annoncé au micro : « Nous allons faire la prière d’ouverture. »

Tous ce monde bruyant est subitement devenu silencieux. Mais moi, je me suis demandé : « Quoi ? Que se passe-t-il ? Comment ce groupe de jeunes si bruyant un instant peut-il faire preuve d’une telle révérence l’instant d’après à cause d’une prière ? Waouh ! Ils sont vraiment différents. Je veux être comme eux. » À mes yeux, c’était le Seigneur qui m’envoyait encore un message : « Carlos, n’abandonne pas. Tu es à ta place ici. »

Le jour suivant, tandis que je me promenais, j’ai aperçu une fille seule qui jouait de la flûte. Quand je l’ai vue, je me suis dit : « Waouh ! » Et mon cœur s’est mis à battre plus vite. J’ai eu envie de lui parler. Elle était si naturelle et amicale. Elle s’est mise à me parler comme elle l’aurait fait avec n’importe qui d’autre. Elle est devenue mon amie, ma seule amie. Grâce à elle, j’ai pu me faire d’autres amis.

Après cette conférence de jeunesse, j’ai décidé de continuer d’aller à l’église. Ma famille a déménagé dans une autre partie de la ville. En allant à l’église près de chez nous, je n’en ai pas cru mes yeux : Mônica était là ! C’était sa paroisse. À la fin de la réunion, une sœur est venue vers moi pour me demander si j’étais membre de l’Église.

On me posait souvent cette question. J’ai répondu : « Oui, je crois que oui. Bien sûr que je le suis ! »

Elle a dit : « Oh ! Tu devrais venir au séminaire. »

Je me suis rappelé que d’où je venais, le séminaire préparait à recevoir le titre religieux de prêtre, ou de père.

J’ai donc répondu : « Oh non, vous savez, je veux me marier et avoir des enfants. »

Cette sœur a dit alors : « Non, le séminaire, c’est pour les jeunes. Ils y apprennent l’Évangile. Il n’y a pas beaucoup de jeunes dans notre paroisse. Ils ne sont que trois : Adriana Weber, Carlos Arthur et Mônica Brandão. »

Je me suis dit : « Génial ! Je ne sais pas ce que c’est, mais je vais y aller. »

Ainsi, chaque matin, je me suis mis à recevoir la bonne parole de Dieu. Cela m’a permis de comprendre qui j’étais et cela m’a donné la force nécessaire pour continuer de lutter et d’avancer dans mon processus de conversion.

On m’a ensuite chargé d’être le compagnon d’enseignement au foyer du président des Jeunes Gens. Même si je ne connaissais pas bien l’Évangile, il me confiait toujours quelque chose à enseigner. Je crois qu’il me faisait plus confiance que je ne me faisais moi-même confiance à cette époque.

Il y avait autre chose d’intéressant – c’était le père de Mônica. En fait, Mônica, cette jeune fille angélique dont je vous ai parlée et qui m’a aidé, est devenue plus tard mon épouse. Après avoir tous les deux fait une mission, nous nous sommes mariés au temple, et elle est maintenant la mère de nos quatre enfants et la grand‑mère de nos sept petits‑enfants. Elle continue d’être un ange dans ma vie.

Si vous regardez bien autour de vous, je suis certain que vous trouverez des personnes qui ont besoin de l’aide d’un ange. Le Seigneur a besoin de vous. Aussi, lorsque vous vous regardez dans le miroir, souvenez‑vous qu’à l’intérieur, il y a un bel esprit, un fils ou une fille de notre Père céleste, doté de tous ces attributs et de ce potentiel.

[Fin de la vidéo]

Frère Godoy : Mes cheveux me manquent ! Bien. Nous allons maintenant aborder certains de ces sujets. Le premier est la solitude.

Vous n’êtes pas seuls !

Mônica Godoy : Je crois que c’est maintenant un excellent moment pour marquer une pause et discuter de ce que nous avons vu. Carlos, étant jeune homme, se sentait seul et découragé.

Certains d’entre vous se sont peut-être aussi sentis seuls et oubliés. Ce n’est pas facile d’avoir l’impression d’être invisible et de ne pas avoir beaucoup de valeur. Si vous êtes dans cette situation, ne vous laissez pas accabler par ce sentiment. Vous n’êtes pas seuls. Peut-être que les autres n’interagissent pas avec vous ou ne vous accueillent pas comme vous le souhaiteriez. C’est triste. Mais rappelez-vous que vous n’êtes pas seuls, car le Sauveur est toujours là pour vous. Il vous connaît. Il sait ce qui se passe dans votre vie. Il vous aime et il est à votre écoute chaque fois que vous avez besoin de lui. Je vous en prie, ne renoncez pas à ce sentiment d’appartenance. Le Seigneur enverra des anges pour vous aider.

Frère Godoy : Maintenant, nous avons un message pour tous ceux d’entre nous qui côtoient des personnes qui se sentent seules et oubliées. Nous sommes censés être ces anges. Je vous en prie, regardez autour de vous et au‑delà de votre cercle d’amis habituel. Ces personnes sont là. Elles sont là depuis un certain temps et vous ne les avez peut-être pas vues. Vous êtes tellement occupés dans votre vie, avec vos amis et vos collègues, que vous n’avez pas remarqué ces personnes qui espèrent se sentir aimées et acceptées. Elles cherchent à se faire des amis avec l’espoir de se sentir à leur place. Elles se tiennent probablement à l’arrière de la salle de culte ou au fond des salles de classe. Il est fort probable que ces personnes ne portent pas de chemise blanche et de cravate, ou de jolie robe du dimanche. Mais elles font de leur mieux pour se faire accepter. Je vous en prie, donnez‑leur une chance. Ces personnes ont besoin de vos sourires, d’une bonne poignée de main et de votre amitié. Voici ce que Spencer W. Kimball a déclaré à ce sujet :

« Dieu fait attention à nous et il veille sur nous. Mais c’est généralement par l’intermédiaire d’une autre personne qu’il répond à nos besoins. »

Bien. Parlons des sorties en couple, de tomber amoureux.

Tomber amoureux

Sœur Godoy : Voici un autre bon sujet à aborder : le moment où tu es tombé amoureux de moi.

Frère Godoy : Je savais que tu choisirais ce sujet.

Sœur Godoy: Bien sûr ! C’était un moment magnifique, et il y a une leçon ici à mettre en relief. Certains d’entre vous vont tomber amoureux et reconnaître facilement l’amour de leur vie. Ce sera le coup de foudre.

Frère Godoy : Je crois que c’est ce qui m’est arrivé. Regardez-moi.

Sœur Godoy : Cela a été différent pour moi.

Frère Godoy : Je sais bien.

Sœur Godoy : Nous ne devons pas nous attendre à trouver notre partenaire éternel de la même façon que d’autres le trouvent. Pour certains, le sentiment sera fort et évident. Pour d’autres, il faudra peut-être plus de temps, d’efforts et de patience. Le sentiment deviendra plus clair à mesure que vous vous investirez dans la relation. Ne baissez pas les bras trop vite parce que vous n’avez pas eu une forte impression au début. L’expérience nous enseigne que certains mariages merveilleux ont commencé par une relation qui s’est approfondie petit à petit, rendez-vous après rendez-vous.

Frère Godoy : Mônica a raison. Du moins, cela a été le cas pour nous. Dès que je l’ai vue, elle a conquis mon cœur. C’était comme si j’avais vu une colonne de lumière. Elle, en revanche, n’a rien ressenti de spécial au début. Il a fallu quelques mois et beaucoup d’efforts de ma part avant qu’elle admette que je puisse être un bon choix. Nous sommes tout d’abord devenus de bons amis et, après bien des sorties, elle s’est finalement rendu compte qu’elle était amoureuse de ce « beau » jeune homme. Plus ou moins.

Cette expérience nous apprend un autre principe : la façon de recevoir des révélations. Le processus pour trouver la bonne personne est semblable à celui par lequel nous recevons des révélations.

J’aime l’enseignement de frère Bednar sur la révélation. Il utilise l’exemple de deux expériences que la plupart d’entre nous ont eues avec la lumière.

Il explique : « Lorsque nous entrons dans une pièce sombre et que nous appuyons sur l’interrupteur […], la pièce est immédiatement remplie d’une lumière vive qui fait disparaître l’obscurité. […] Une lumière allumée dans une pièce sombre est comme un message reçu de Dieu rapidement […] et d’un seul coup. » Cela a été le cas pour mes sentiments à l’égard de Mônica.

« La deuxième expérience a lieu lorsque nous regardons la nuit laisser la place au jour. Contrairement à la lumière allumée dans une pièce sombre, celle du lever du soleil ne jaillit pas immédiatement. Non, l’intensité de la lumière augmente graduellement et progressivement, et l’obscurité de la nuit est remplacée par l’éclat du matin. Et enfin, le soleil se lève à l’horizon. […]

L’augmentation progressive de la lumière qui rayonne du soleil levant est comme un message que l’on reçoit de Dieu ‘ligne sur ligne, précepte sur précepte’ (2 Néphi 28:30). » C’est ainsi que Mônica a découvert que j’étais la bonne personne pour elle. Il lui a fallu un peu plus de temps.

Frère Bednar conclut ainsi : « Le plus fréquemment, la révélation est donnée par petites touches dans le temps et est accordée en fonction de nos désirs, de notre dignité et de notre préparation. »

Sœur Godoy : On peut dire la même chose sur la manière de recevoir une confirmation spirituelle concernant notre partenaire éternel. Le plus souvent, cela viendra par petites touches, en rencontrant les gens et en passant du temps avec eux.

Force spirituelle

Frère Godoy : Laissez-moi vous aborder ce sujet. Comme vous l’avez vu dans la vidéo, participer au séminaire a été une décision très importante pour moi. Même si, au départ, ma participation au séminaire était motivée par une jolie jeune fille et non par les leçons sur l’Évangile, cela a exercé une profonde influence sur ma conversion et mon parcours spirituel.

Ces doses quotidiennes d’enseignements de l’Évangile ont fortifié mon témoignage et m’ont aidé à résister aux tentations tout au long de chaque jour. Elles m’ont aidé à comprendre que je suis un enfant de Dieu et qu’il a un plan pour moi dans cette vie.

Sœur Godoy : Ce même principe s’applique à l’institut. Nous y participions à l’époque de nos sorties de couple. J’espère que vous tirez profit de ces cours remarquables. Vous y trouverez non seulement les vérités de l’Évangile, mais aussi de véritables amis. Écoutez ce que le président Nelson a dit au sujet de l’institut :

Vidéo : « Mes chers frères et sœurs, je vous aime. Je pense à vous et prie pour vous souvent. L’époque à laquelle vous vivez ne ressemble à aucune autre. Vous êtes à un âge où vous devez prendre des décisions cruciales, des décisions qui affecteront le reste de votre vie dans la condition mortelle et dans l’éternité. Toutes ces décisions peuvent parfois sembler accablantes, écrasantes, voire effrayantes. Mais c’est également exaltant, car nous vivons une époque mémorable.

Puis-je vous inviter à faire quelque chose qui vous aidera d’une manière unique et incomparable ? Participez à l’institut ! J’ai vu mes enfants, mes petits-enfants et plusieurs de mes arrière-petits-enfants participer à l’institut. Cela a changé leur vie.

L’institut les a aidés, et vous aidera de même, à approfondir votre conversion à Jésus-Christ. Participer à l’institut vous aidera à ressentir de manière plus profonde le grand amour que notre Père céleste a pour vous. L’institut vous procurera des instructeurs inspirants, des amis fidèles et un sentiment d’appartenance. Il vous aidera à comprendre comment le fait de vivre l’Évangile conduit à un bonheur sans fin. Participer à l’institut vous aidera à vivre l’Évangile et à ressentir plus de joie, dès aujourd’hui.

  • Si vous voulez savoir qui vous êtes vraiment, participez à l’institut.

  • Si vous voulez connaître le but de cette vie, participez à l’institut.

  • Si vous voulez rester sur le chemin des alliances, participez à l’institut.

  • Si vous voulez savoir comment laisser Dieu prévaloir dans votre vie, participez à l’institut.

  • Si vous voulez être un artisan de paix, participez à l’institut.

Je vous promets toutes ces bénédictions et vous exprime mon amour, au nom sacré de Jésus-Christ. Amen. »

Frère Godoy : Toujours sur le chapitre de la force spirituelle, permettez‑moi de vous faire part de mon expérience concernant l’enseignement au foyer.

Comme vous l’avez vu dans la vidéo, j’ai été appelé à servir alors même que je n’avais pas beaucoup à offrir. Le fait de servir m’a permis de me sentir valorisé. Cela m’a préparé à aider les autres et, par conséquent, a fortifié mon propre témoignage. Rendre son témoignage est l’un des meilleurs moyens de le fortifier. J’espère que vous participez activement à des projets de service. Il peut s’agir du service pastoral, de l’histoire familiale, du service au temple ou de toute autre tâche dans l’Église où l’on s’oublie et l’on aide d’autres personnes. Vous en serez bénis, fortifiés et protégés.

J’aime cette Écriture dans les Doctrine et Alliances qui met l’accent sur ce principe :

« En vérité, je le dis, les hommes doivent œuvrer avec zèle à une bonne cause, faire beaucoup de choses de leur plein gré et produire beaucoup de justice. »

Comme je l’ai dit dans la vidéo, j’appréciais tellement mon compagnon d’enseignement au foyer que j’ai épousé sa fille ! Il est devenu mon beau‑père. C’est le père de Mônica. J’étais très impliqué dans mes tâches d’instructeur au foyer. Chaque mois, j’étais là, dans sa maison, pour délivrer un enseignement.

Sœur Godoy : L’une des bénédictions de cette génération, que nous n’avions pas alors, est d’avoir des temples à proximité. Quand nous étions jeunes, le seul temple du Brésil se situait à São Paulo, très loin d’où nous habitions. À cette époque, les jeunes adultes allaient au temple lorsqu’ils partaient en mission ou se mariaient. Le président Nelson a aujourd’hui souligné l’importance de recevoir votre dotation, indépendamment de la mission ou du mariage. Il s’agit avant tout d’une question de préparation. J’espère que vous prendrez cela en considération.

Le fait de se rendre fréquemment à la maison du Seigneur apporte également des bénédictions. Dans le temple, nous recevons des enseignements qui nous aident à vaincre le monde. J’aime beaucoup ce qu’a dit le président Nelson au sujet du temple lors de la dernière conférence :

Vidéo : « Rien ne vous aidera davantage à vous tenir fermement à la barre de fer que d’adorer dans le temple aussi régulièrement que votre situation le permet. Rien ne vous protégera davantage lorsque vous ferez face aux brouillards de ténèbres du monde. Rien ne renforcera davantage votre témoignage du Seigneur Jésus-Christ et de son expiation ni ne vous aidera à mieux comprendre le magnifique plan de Dieu. Rien n’apaisera plus votre esprit dans les moments de douleur. Rien n’ouvrira davantage les cieux. Rien ! »

Frère Godoy : : Merci, président Nelson, pour vos enseignements. Nous vous aimons beaucoup. Bien, voici le sujet suivant : faire une mission.

Faire une mission

Sœur Godoy : Il est maintenant temps de parler de la mission. Je suis partie en mission six mois après Carlos.

Frère Godoy : Quelle coïncidence !

Sœur Godoy : Ce n’était pas une coïncidence. Nous avions tous les deux le désir de servir le Seigneur, et nous voulions tous les deux avoir un avenir ensemble. La mission nous paraissait être une bonne manière de faire plaisir à notre Sauveur tout en nous préparant à notre future vie de couple. Nous savions que cela nous apporterait également les bénédictions nécessaires à un futur jeune couple marié.

Frère Godoy : Il ne fait aucun doute que la mission nous a apporté des bénédictions. Grâce à notre mission, notre témoignage du Sauveur a été fortifié, notre connaissance de l’Évangile s’est accrue et nous avons acquis des compétences en matière de communication ainsi que des capacités pour diriger qui nous ont aidés dans notre carrière professionnelle. Mais plus important encore, nous étions heureux de pouvoir accomplir une mission comme le Seigneur l’attendait de nous.

Sœur Godoy : J’ai une question pour toi. Qu’en est-il des personnes qui ne sont pas en mesure de terminer leur mission pour diverses raisons ? Peuvent-elles quand même espérer un brillant avenir ?

Frère Godoy : Bien sûr qu’elles le peuvent ! Un Père céleste aimant sera toujours là pour elles. Nous ne devons pas juger les personnes qui vivent différentes expériences de mission ou qui ne font pas de mission. Après tout, bien que la mission puisse être une expérience d’apprentissage cruciale dans la vie et soit une responsabilité de la prêtrise pour les jeunes gens, ce n’est pas une ordonnance de l’Évangile, alors personne ne sera pénalisé dans sa progression ici-bas ou privé de bénédictions éternelles pour cette raison.

Sœur Godoy : Je suis heureuse d’avoir eu la chance de servir et je le recommande à tous. Cependant, comme nous le savons, les jeunes filles sont les bienvenues et nous avons vraiment besoin d’elles, mais la mission reste facultative pour elles.

Frère Godoy : Je suis aussi très reconnaissant d’avoir pu faire une mission. Je crois qu’après ces deux années, je suis revenu mieux préparé pour affronter la vie. Et avec une meilleure coupe de cheveux !

Sœur Godoy : Puisque nous parlons de retour de mission, et si nous abordions la question du mariage maintenant ?

Frère Godoy : D’accord. Abordons le sujet.

Fonder une famille

Sœur Godoy : Nous voici donc, deux missionnaires de retour au pays, remplis d’amour, pleins de projets en tête et pas un sou en poche.

Frère Godoy : Exactement ! Je m’en souviens.

Sœur Godoy : Avec le recul, je vois combien il était bon de commencer notre mariage ainsi et d’atteindre nos objectifs éducatifs, professionnels et temporels ensemble. Nous avons accompli tout cela ensemble. Ces expériences et ces défis nous ont encore plus rapprochés.

Frère Godoy : Je m’en rappelle et je suis d’accord. Ces années passées à bâtir notre vie et à atteindre nos objectifs sont devenues de précieux souvenirs. Cela ne signifie pas qu’il n’est pas bon de se marier en ayant une situation financière stable. Nous désirons seulement transmettre un message à ceux d’entre vous qui attendent d’avoir tout ce dont ils ont besoin pour aller de l’avant dans votre relation. Vous avez seulement besoin du strict nécessaire, d’être là l’un pour l’autre et du Seigneur à vos côtés. Tout le reste, vous pourrez l’acquérir ensemble, ce qui fortifiera votre mariage. Et je m’adresse à certains ici dans l’auditoire.

Sœur Godoy : Restons sur le même sujet, mais abordons maintenant un autre aspect de la vie de couple. Lorsque vous, les jeunes adultes, observez des gens comme nous, des couples et des familles déjà bien établis, vous pensez peut-être qu’il en a toujours été ainsi, que tout va toujours bien et que la vie a été facile pour nous. C’est peut-être le cas pour certains, mais pas pour la plupart des gens.

Frère Godoy : Cela n’a pas été non plus le cas pour nous.

Sœur Godoy : Le mariage est un apprentissage qui, nous l’espérons, s’améliore à mesure que nous progressons. L’amour est là depuis le début mais la bonne entente quotidienne se construit progressivement. Il faut s’adapter l’un à l’autre ; parfois on rit, parfois on pleure ! Vos enfants vous apporteront beaucoup de joie, mais aussi quelques migraines ! La maladie se manifestera de temps à autre et, parfois, l’argent manquera peut-être. Mais vous savez quoi ? C’est ça, la vie !

Frère Godoy : Une chose est sûre : si nous amenons l’Évangile de Jésus‑Christ dans cette équation, la vie en couple sera beaucoup plus facile et plus heureuse.

Sœur Godoy : Bien, deuxième question. Qu’en est‑il des personnes qui n’auront pas l’occasion de se marier dans cette vie ? As-tu quelque chose à leur dire ?

Frère Godoy : Oui. J’aime le conseil du président Hinckley pour les sœurs qui, à mon avis, peut s’appliquer à tous. Voyons ce qu’il a dit :

Vidéo : « Malheureusement, certaines d’entre vous ne se marieront jamais dans cette vie. Cela se produit parfois. Si cela arrive, ne passez pas votre vie à vous lamenter à ce propos. Le monde n’en a pas moins besoin de vos talents. Il a besoin de votre contribution. L’Église a besoin de votre foi. Elle a besoin de vos mains fortes et secourables. La vie n’est un échec que lorsque nous le considérons ainsi. Il y a tant de gens qui ont besoin de vos mains serviables, de votre sourire plein d’amour, de votre tendresse et de votre prévenance. Je vois tant de femmes capables, jolies, merveilleuses, que l’amour a oubliées. Je ne comprends pas mais je sais que, dans le dessein du Tout-Puissant, le plan éternel que nous appelons le plan du bonheur de Dieu, il y aura des possibilités et des récompenses pour tous ceux qui les recherchent. »

Frère Godoy : On trouve une Écriture qui contient la même promesse. Il s’agit de Mosiah 2:41.

« Et de plus, je désirerais que vous méditiez sur l’état béni et bienheureux de ceux qui gardent les commandements de Dieu. Car voici, ils sont bénis en tout, tant dans le temporel que dans le spirituel ; et s’ils tiennent bon avec fidélité jusqu’à la fin, ils sont reçus dans le ciel, afin de pouvoir ainsi demeurer avec Dieu dans un état de bonheur sans fin. Oh ! souvenez-vous, souvenez-vous que ces choses sont vraies ; car le Seigneur Dieu l’a dit. »

Pour résumer ce message, je vais paraphraser les paroles de frère Bednar : soyez une bonne fille ou un bon garçon, gardez les commandements et le Seigneur s’occupera de tout. À la fin, toutes les bénédictions seront accordées aux fidèles.

Mônica, veux-tu dire quelque chose pour conclure ?

Sœur Godoy : Oui. J’aimerais conclure avec mon témoignage.

Je sais que nous sommes les fils et les filles d’un Père céleste aimant. Je sais que Jésus est le Christ et qu’il vit. Je sais que cette vie est le moment où nous devons nous préparer à rencontrer Dieu. Je sais qu’il nous guide et qu’il prépare la voie. Nous ne sommes pas seuls. Je sais que le temple est la maison du Seigneur sur terre. C’est un endroit où nous pouvons recevoir la connaissance et l’inspiration dans notre vie. Je sais que nous avons un prophète aujourd’hui et qu’il nous instruit et nous guide.

Au nom de Jésus-Christ. Amen.

Frère Godoy : Merci beaucoup. J’aime instruire avec toi. Et je t’aime.

Et vous, frère et sœur Gilbert ? Avez-vous des commentaires ou des enseignements pour cette belle assemblée ?